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mercredi 13 mars 2013

Un nouveau souffle pour les catholiques ?

C'est la grande question de tous les journalistes à la suite de l'élection du Pape François Ier, originaire de l'Amérique latine. L'Eglise retrouvera-t-elle un nouveau souffle, un nouveau visage ? L'âge d'or du Cinéma Français, toujours présent en direct pour les grands évènements, a déjà quelques témoignages venus de la place Saint-Pierre, à Rome.



Max/André Pousse, fidèle serviteur de la Princesse dans Elle cause plus ... elle flingue ! (Audiard, 1972) a été le premier à reconnaître Jésus Christ parmi les hommes. Il était présent ce soir au Vatican et semblait ému, avec son baluchon sur l'épaule.



Le cardinal Michel Galabru se voyait pape lui aussi, mais il n'a pas été élu - bien qu'il fut un des premiers à visiter les quartiers les plus pauvres des environs de la capitale française, à se prosterner aux pieds de celui qu'il avait reconnu comme Jésus-Christ. La prochaine fois peut-être ?

samedi 18 août 2012

"UN FLIC" (de Jean-Pierre Melville, 1972)


En quelques mots : Dans une station balnéaire déserte balayée par la pluie, quatre individus masqués dévalisent une banque. L'un d'eux est blessé mais ils parviennent à s'enfuir avec une grosse somme d'argent qui doit servir à financer un trafic plus important. Le commissaire Coleman (A. Delon) est chargé de l'enquête mais ignore encore que plusieurs de ses relations sont impliquées.

Alain Delon et les rôles de flics ... on pourrait y consacrer un mémoire de recherche et s'interroger sur ses apports au personnage dans le cinéma français. Dans ce polar assez classique, il campe un commissaire froid, silencieux et implacable, énième variation sur le même thème de son rôle du Samouraï (l'affiche y ressemble un peu). Seulement, à force de silences et de regards noirs, certaines répliques font presque involontairement sourire :
"S'ils ne comprennent pas le français dans 10 secondes, je vais leur parler une autre langue !" (Alain Delon)
Ce personnage annonce les caricatures grotesques des années 80, où Delon (comme Belmondo, dans un autre genre) se baladait avec des manteaux sombres et des flingues dans le pantalon en déclarant avec aplomb : "Faut pas réveillez un flic qui dort !"

L'intérêt, donc, de ce film policier est la mise en scène signée Jean-Pierre Melville, dont c'est le dernier film. Florence Moncorgé-Gabin fut scripte sur le plateau et offre un témoignage intéressant : Melville, dans sa mégalomanie, lui déclara "Avec ce film, je vais montrer à Monsieur Verneuil, qui vient de faire Le Casse, ce qu'est un vrai hold-up". Et de fait, cette séquence d'ouverture est très réussie.

Les rapports entre Delon et le réalisateur furent tendus, la star devant se laisser pousser les cheveux pour un prochain film, ce qui déplaisait à Melville, excédé de devoir attendre qu'il sorte de sa loge. Pour autant, rares sont les metteurs en scène à avoir aussi bien filmés Alain Delon, notamment la puissance de son regard qui, dans plusieurs scènes, est réellement fascinant. Dans le même temps, il semble parfois jouer à l'instinct, sans franche direction (le passage à la morgue où il cite du Vidocq) et apparaît quelque fois absent.

Le film tient ses promesses, malgré une séquence ferroviaire très datée (les maquettes sont risibles aujourd'hui, surtout celle de l'hélicoptère) et un affrontement Delon/Deneuve quasiment inexistant ; leur jeu tout en retenue s'annule au lieu d'être complémentaire. Loin des meilleurs Melville mais dans une lignée de bons films noirs, qui s'intéressent plus à l'humain qu'à l'action proprement dite (qui dans le cas présent n'est qu'un prétexte à filmer des personnages). Ainsi on trouve en toile de fond une jolie galerie de personnages secondaires.


J'avais détesté ce film la première fois, il y a quelques années, et je n'avais même pas été au bout, voyant dans Un flic un policier terne et franchement pénible. Cette deuxième vision améliore mon jugement mais j'ose croire qu'un certains nombre de cinéphiles doivent détester cette œuvre.

Extrait audio : "On fait un pari ?"


mercredi 8 août 2012

"BONS BAISERS... A LUNDI" (de Michel Audiard, 1974)

En quelques mots : Trois braqueurs minables s'introduisent chez Frankie Strong, un homme riche et excentrique, pour le dévaliser. Manque de chance, ils débarquent en pleine soirée privée et personne n'a d'argent liquide. Frankie accepte de faire un chèque, mais les gangsters doivent attendre l'ouverture des banques et passer le weekend avec leurs otages. Une longue, pleine de rebondissements, s'annonce.

Michel Audiard n'a pas été un bon metteur en scène, et si drôle soient les dialogues de Faut pas prendre les enfants du bon Dieu..., Comment réussir dans la vie... ou Elle cause plus, elle flingue, la réalisation reste plate, souvent inerte et fait perdre beaucoup des qualités des films. Ce dernier long-métrage ne déroge pas à la règle, encore qu'il ne soit pas le pire de tous. C'est donc pour les acteurs et les dialogues qu'il faut voir Bons baisers... à lundi, et pour les quelques moments de pure comédie qu'ils renferment.



La première partie en huit clos est la moins digeste, malgré quelques bons moments. Il faut attendre le départ vers la maison de campagne pour savourer quelques très bons dialogues du maître - j'ai d'ailleurs sélectionné deux passages en vidéo pour ce blog, où l'on rigole dès qu'on entend la voix de André Pousse "Alors bande de ploucs, on sort le tracteur !" ; un second où Bernard Blier évoque une chaude soirée avec de jeunes nageuses. Le casting haut de gamme rehausse un peu l'ennui du film, et il est bon de retrouver Julien Guiomar, André Pousse ou Michel Bouquet dans des petits rôles amusants.
Bons baisers... à lundi est aussi l'occasion de voir la charmante et amusante Evelyne Buyle, que j'adore, qui livre ici un formidable, improbable numéro de chanson et de danse.


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