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vendredi 4 avril 2014

Bon anniversaire à ... Pierre Fresnay (1897-1975)

On parle très souvent de Pierre Fresnay sur ce blog, l'acteur est presque une mascotte de L'âge d'or du Cinéma Français ; plus encore, je constate toujours avec un grand plaisir que les quelques vidéos où il apparaît sur YouTube rappellent de jolis moments aux cinéphiles que vous êtes !



Même si Pierre Fresnay fut avant tout un homme de théâtre, Jean-Pierre Mocky l'évoquait avec nous il y a quelques temps encore, les inconditionnels du cinéma français se souviennent de la Trilogie Marseillaise où le jeune alsacien qu'il était s'opposait avec crédibilité à Raimu, de ses rôles mystiques en fin de carrière (Monsieur Vincent, 1947 ; Dieu a besoin des hommes, 1950 ; Le défroqué, 1954) et d'une poignée d'interprétations restées dans la légende : l'intransigeant capitaine de Boeldieu de La Grande illusion (Renoir, 1937), le commissaire de L'assassin habite au 21 (Clouzot, 1942), le peintre maudit de La main du diable (Tourneur, 1943) ou le docteur Germain du Corbeau (Clouzot, 1943).

Pierre Fresnay aurait fêté aujourd'hui ses 117 ans !

mercredi 19 février 2014

Bon anniversaire à ... Jacques Dufilho (1914-2005)

Jacques Dufilho est un de mes acteurs favoris et c'est un grand plaisir, jour après jour, de découvrir l'étendue de sa longue filmographie. Les rencontres avec les artistes du cinéma français, que j'essaye de vous faire partager sur ce blog, sont toujours l'occasion d'évoquer le souvenir de celui qui fut à l'écran l'exubérance, la folie et la drôlerie, et à la ville un homme de traditions, fixé à une France dont il avait la nostalgie. Il y a quelques jours encore, Jean-Pierre Mocky évoquait avec nous les regrets d'un comédien qui n'a pas eu la carrière qu'il méritait.



Malgré tout, la filmographie de Jacques Dufilho reste impressionnante. De ses débuts dans Croisière sidérale (Zwobada) en 1941 jusqu'aux rôles de la maturité, Le cheval d'orgueil (Chabrol, 1980), Pétain (Marboeuf, 1993) ou les sympathiques Enfants du marais (Becker, 1999), l'acteur a travaillé avec les plus grands. On se souvient de lui dans Cadet Rousselle (Hunebelle, 1954), dans Marie-Antoinette (Delannoy, 1955) en Marat, lui qui se déclarait monarchiste (!), Signé Arsène Lupin (Robert, 1959).

Jacques Dufilho fut un appréciable second-rôle comique dans plusieurs films que nous avons pu évoquer ici : Le monocle noir (Lautner, 1961), La guerre des boutons (Robert, 1962), Taxi, roulotte et corrida (Hunebelle, 1958), L'assassin connaît la musique (Chenal, 1963), Le bon Roi Dagobert (Chevalier, 1963), Fantasia chez les ploucs (Pirès, 1971). Chez Jean-Pierre Mocky, il trouva un univers loufoque à sa mesure : secondaire avec Bourvil dans La cité de l'indicible peur (1964), Snobs (!) (1962) ou en tête d'affiche dans le déconcertant Chut ! (1972) ; maître-chanteur emprisonné dans Y'a-t-il un français dans la salle ? (1982). La fin des années 1970 furent pour Dufilho une renaissance dramatique avec des prestations variées mais marquantes dans Le crabe-tambour (Schoendoerffer, 1976) et La victoire en chantant (Annaud, 1976). En outre, je ne peux plus imaginer, quand je redécouvre la série littéraire originale des Fantômas de Souvestre et Allain, un autre visage que celui de Jacques Dufilho pour le commissaire Juve, lui qui l'incarna dans quatre téléfilms signés Chabrol et Bunuel en 1980.

Jacques Dufilho est né le 19 février 1914 à Bègles, il aurait fêté aujourd'hui ses 100 ans !

samedi 11 janvier 2014

Bon anniversaire à ... Jacqueline Maillan (1923-1992)



Dans l'excellente bande-annonce d'époque de Papy fait de la résistance (Poiré, 1983), quand il est question d'évoquer celle qui incarne avec talent Madame Bourdelle, la voix-off de Christian Clavier évoque "la toujours simple ... Jacqueline Maillan". C'est peu dire que cette grande actrice avait des airs distingués qui lui servirent à composer des prestations bourgeoises dans Ah ! les belles bacchantes ! (Loubignac, 1954), Archimède le clochard (Grangier, 1959), Les héritiers (Laviron, 1960) ou Pouic-Pouic (Girault, 1963). Elle trouva, grâce à Jean-Pierre Mocky, de nouveaux rôles plus noirs à la fin de sa carrière : de la voisine épieuse de Y'a-t-il un français dans la salle ? (1982) à Une nuit à l'Assemblée Nationale (1988), Les saisons du plaisir (1988) et Ville à vendre (1992), son dernier rôle à l'écran quelques semaines avant sa mort brutale. Ses plus grands succès furent sur scène, où sa drôlerie et sa fantaisie enchantèrent des milliers de spectateurs.

Née le 11 janvier 1923, Jacqueline Maillan aurait fêté ses 91 ans aujourd'hui !

mardi 7 janvier 2014

Bon anniversaire à ... Robert Le Vigan (1900-1972)

Marcel L'Herbier déclara en 1978 à propos de celui qui fut son interprète dans La Citadelle du silence (1937) qu'il n'avait "jamais vu un visage d'acteur aussi moderne qui, plus que le sien, parvienne à se faire masque pour exprimer par ses traits mêmes le caractère typologique de ce qu'il disait ou faisait dans son rôle." A propos des Bas-fonds (1936), Jean Renoir ajouta la même année que "le public était ravi : Shakespeare et Gorki dans un même rêve, je devrais dire hallucination, un festin dans un ciel étoilé."



Robert Le Vigan reste inoubliable dans la plupart de ses rôles ; son destin tragique en fait un maudit du cinéma français. Pourtant, preuve que le talent prime sur le reste pour la postérité, la plupart des cinéphiles préfère se souvenir du docteur du Chien jaune (Tarride, 1932), du saboteur du Tunnel (Bernhardt, 1933), du marchand de tissus de Madame Bovary (Renoir, 1933), du provocateur de La Bandera (Duvivier, 1935). Le Vigan considérait, à juste titre, qu'il n'avait pas les rôles à la mesure de son talent, toujours second. Toutefois, ses compositions de personnages sur le fil, toujours prêts à sombrer dans la folie, restent dans les mémoires : le comte de L'homme de nulle part (Chenal, 1937), le "passe-muraille" des Disparus de Saint-Agil (Christian-Jaque, 1938), le peintre désenchanté du Quai des brumes (Carné, 1938), le maître-chanteur du Dernier tournant (Chenal, 1939), l'instituteur de L'assassinat du Père Noël (Christian-Jaque, 1941) ou le Goupi-Tonkin de Goupi Mains-Rouges (Becker, 1943). Il devait même être un des Enfants du Paradis (Carné, 1944).

Robert Le Vigan est né dans les tous premiers jours du XXe siècle et a marqué de son immense talent la première moitié de celui-ci sur les grands écrans du cinéma français. Il aurait fêté aujourd'hui ses 113 ans !

lundi 6 janvier 2014

Bon anniversaire à ... Andréa Ferréol (1947-...)

J'ai rencontré Andréa Ferréol pour la première fois dans Les galettes de Pont-Aven (Seria, 1975) ! C'est dire l'image que j'ai pu avoir de cette merveilleuse actrice pendant quelques temps. Je n'aurais osé imaginer quelle carrière se cachait derrière se personnage grivois, très amusant du reste.



Quelle carrière dans les années 1970 ! Des rôles La Scoumoune (Giovanni, 1972) ou Elle court, elle court la banlieue (Pirès, 1973) avant l'explosion dans La grande bouffe (Ferreri, 1973). Andréa Ferréol se refait cantatrice dans L'incorrigible (Broca, 1975) face à un Belmondo intenable, retourne pour Joël Seria (Marie Poupée, 1976) et participe à la Palme d'Or de Volker Schlöndorff pour Le Tambour (1979). Elle devient l'actrice des plus grands metteurs en scène : Enrico (L'emprunte des géants, 1980), Wajda (Le chef d'orchestre, 1980), Truffaut (Le dernier métro, 1980), Mocky (Y'a-t-il un français dans la salle ?, 1982), Scola (La nuit de Varennes, 1982), Boisset (Le prix du danger, 1983). Depuis, si elle n'a jamais cessé de tourner, les rôles marquants se sont fait plus rares.

C'est un grand plaisir de souhaiter aujourd'hui un très joyeux anniversaire à Andréa Ferréol !

mardi 31 décembre 2013

Joyeux anniversaire Suzy Delair !



C'est toujours un immense plaisir de fêter l'anniversaire d'une idole toujours vivante, qui plus est adorée sur le blog L'âge d'or du cinéma français ! Suzy Delair fête aujourd'hui ses 96 ans !

Très joyeux anniversaire chère Suzy !

lundi 23 décembre 2013

Bon anniversaire à ... Julien Carette (1897-1966)

Avec sa gouaille parisienne et son élégance qui pouvaient lui faire incarner tous les rôles, Julien Carette fut sans conteste l'un des meilleurs seconds rôles du cinéma français, de l'entre deux guerres jusqu'au début des années 1960.



Carette fut l'un de ceux pour qui l'arrivée du parlant changea tout : sa voix populaire contribua à ses engagements au théâtre, puis au cinéma. On le retrouve aux seconds plans des Gaités de l'escadron (Tourneur, 1932), de Je te confie ma femme (Guissart, 1933), de Ferdinand le noceur (Sti, 1934) ou de Marinella (Caron 1937). Avec Jean Renoir, il s'impose comme un second rôle incontournable : il est l'acteur jovial et malicieux de La Grande Illusion (1937), un révolutionnaire de La Marseillaise (1938), l'ami cheminot de Jean Gabin dans La Bête humaine (1938), le braconnier coureur de La Règle du jeu (1939). Il tourne encore pendant la guerre, trouvant même un premier rôle dans l'étonnante Croisière Sidérale (Zwobada, 1942). On le retrouve encore après la guerre dans d'excellents rôles auprès des plus grandes vedettes : comme domestique dans Sylvie et le fantôme (Autant-Lara, 1946), en vendeur des Portes de la nuit (Carné, 1946), en voyageur de commerce tragi-comique d'Une si jolie petite plage (Allégret, 1948), en ivrogne dans La Marie du port (Carné, 1949), en aubergiste cruel dans L'auberge rouge (Autant-Lara, 1951). Chaque apparition est un florilège de son talent et il serait difficile de tout citer puisqu'il participa à près d'une centaine de films. L'âge d'or du Cinéma Français revient régulièrement sur ses interprétations au cinéma et ce n'est pas prêt de s'arrêter !

Né le 23 décembre 1897 à Paris, Julien Carette aurait fêté aujourd'hui ses 116 ans !

mercredi 18 décembre 2013

Bon anniversaire à ... Raimu (1883-1946)

En marge du centième anniversaire de la naissance de Jean Marais et du cent-dixième de Fernandel, il ne faudrait pas oublier le souvenir d'un autre acteur qui marqua à jamais le cinéma français, Jules Muraire dit... Raimu.



Bref sociétaire de la Comédie Française où Marcel Pagnol considérait qu'il avait renoncé à toute ambition, Raimu fut l'acteur d'une cinquantaine de films de l'entre deux guerres, dont beaucoup restent inscrits dans la mémoire du public : ses personnages, à son image, sont souvent démesurés, hors normes et intemporels, des Gaietés de l'escadron (Tourneur, 1932) où il incarne le fameux capitaine Hurluret, à Tartarin de Tarascon (Bernard, 1934 dialogué par Pagnol) en passant par L'étrange Monsieur Victor (Grémillon, 1938), Les inconnus dans la maison (Decoin, 1942) et son personnage d'avocat alcoolique, Monsieur la souris (Decombe, 1942), Le colonel Chabert (Le Hénaff, 1943) ou L'homme au chapeau rond (Billon, 1946).

Mais il y a fort à parier que Raimu reste pour beaucoup l'homme qui fit chanter les dialogues de son ami Marcel Pagnol, avec un accent signature presque patrimoine immatériel du sud de la France. Il fut son interprète fétiche, à travers la trilogie marseillaise : Marius (Korda, 1931), Fanny (Allégret, 1932) et César (Pagnol, 1936) où il composa l'un des personnages les plus emblématiques de sa carrière, et même du cinéma français. A l'image des ouailles de Michel Audiard dans les années 1950 et 1960, Raimu ne manquait pas de verve et servait des dialogues tels que "Quand on fera danser les couillons, tu ne seras pas à l'orchestre !" et rendait légendaire, par son intonation, une phrase banale ("Tu me fends le coeur !"). De même, il fut l'un des plus célèbres interprètes de La femme du boulanger (Pagnol, 1938) et de La fille du puisatier (Pagnol, 1940). Adulé du public et du métier de son vivant, Raimu continue d'inspirer aujourd'hui, presque soixante-dix ans après sa mort, survenue par un coquin de sort au sortir de la guerre, lors d'une banale intervention chirurgicale.


Né le 18 décembre 1883 à Toulon, Raimu aurait fêté aujourd'hui ses 130 ans !

mercredi 11 décembre 2013

Cent ans avec Jean Marais (1913-2013) !



D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu être Jean Marais. Quand d'autres se rêvaient pompiers, joueurs de football, rappeurs et se languissaient à découvrir les nouvelles aventures de Bruce Willis et Kevin Costner sur les écrans, je ne rêvais qu'à devenir un énigmatique bossu dans le Paris de la Régence, un aventurier de haut vol à la poursuite d'un bandit au masque vert, un noble chevalier au service des dames et du Roi de France, une Bête au lourd secret dans un château maléfique. Le sourire en coin, le regard comme atout majeur, la carrure d'un athlète, bondissant de créneaux en chevaux, une épée à la main. Assis à une table de collégien, je ne voyais derrière le tableau noir que les ombres gigantesques de Jean Marais, mon héros, ferraillant contre dix, le cœur vaillant.

Si j'admirais par dessus tout Fernandel, Bourvil et Louis de Funès, les idoles logiques des rires de nos jeunesses cinéphiles, c'est à Jean Marais que je voulais ressembler, quitte à m'obstiner dans la fabrication d'épées en bois, dans une volonté à monter des chevaux ou à vivre dans un passé glorieux, où tout se réglait avec un peu de panache - je dois ainsi probablement une partie de mes études historiques à Jean Marais. Dès lors, je n'ai eu de cesse de voir les tous les films que je pouvais trouver, de me rendre sur les lieux qui pourraient me rendre quelques bribes souriantes de mon enfance héroïque, d'acheter les livres pour continuer le rêve. Aujourd'hui, j'ai une vision idéale d'un Jean Marais qui, à l'image de Bourvil, apparaît dans une postérité sans tares, emprunte de pureté, sans défauts. Personne n'a jamais critiqué l'homme ; à peine l'acteur. Jean Marais fut un être bon, chaleureux, souriant, dévoreur d'une vie qu'il voyait chaque jour comme un cadeau, protecteur bienveillant de l'oeuvre de Jean Cocteau, à qui il devait presque tout. Charmeur, cavaleur, cascadeur, il fut, si l'on en croit les nombreux témoins de sa vie, un être parfait, beau et bon, le sourire permanent pour se rappeler que la vie est belle et qu'on peut la vivre en tant que telle. Il eut le courage de ses idées, de ses amours. Dans une préface à un livre de Henry-Jean Servat, Mylène Demongeot, sa partenaire des Fantômas (Hunebelle) se souvenait d'une anecdote : assis tous deux dans une voiture travelling au milieu de Paris, Jean Marais fut pris à parti par un homme visiblement agacé contre lui, qui lui cracha au visage en le traitant de sale pédé. Loin de chercher l'affrontement, Marais se retourna vers sa partenaire, en s'essuyant le visage, avant de terminer par un "Tu vois ... ce n'est pas toujours facile."

Jean Marais savait se montrer joyeux, emporté. Ainsi, quand j'ai demandé à la comédienne Dominique Blanchar si elle avait un souvenir lié à son ami Jean Marais, avec qui elle tourna Le secret de Mayerling (Delannoy) en 1949, elle déclara que c'était un homme extraordinaire avant d'ajouter : "J'étais jeune, il m'invita à dîner après le film que nous venions de tourner et me déclara qu'il aurait voulu m'épouser, qu'il m'aurait emmené à Venise ... mais qu'il aurait surement regardé le gondolier !"



Farceur ou dramatique, Jean Marais disait se foutre de la postérité, que seule comptait celle de Jean Cocteau. Aujourd'hui, il y a exactement cent ans, Jean Villain-Marais venait au monde, dans une Europe qui s'apprêtait à connaître un premier conflit mondial des plus meurtriers. Avec les bonnes étoiles de sa naissance, un 11/12/13, son culot et son grand talent, il fut l'un des acteurs les plus emblématiques du cinéma français, l'un de ceux les plus appréciés du public. Que l'on se plaise à préférer sa période poétique, sous l'égide de son Pygmalion, ou ses aventures de capes et d'épées, on ne reste pas insensible à Jean Marais. Des années après sa mort, je suis certain que des centaines de petits garçons rêvent encore, comme moi, à ce héros si populaire, cet homme que l'on peut avoir comme modèle.

Alors qu'il jouait Le Cid au théâtre, à Paris, une alerte à la bombe obligea l'ensemble des occupants du théâtre à évacuer. Jean Marais resta seul, dans sa loge, à lire. Francis Huster se hâta à ses côtés pour le faire sortir au plus vite mais le vieil acteur, toujours malicieux, lui répondit "Que veux tu qu'il m'arrive ?". Rien ne pouvait atteindre Jean Marais. A présent mort, il est immortel.

mercredi 27 novembre 2013

Bon anniversaire à ... Clément Michu (1936-...)



Clément Michu, sympathique troisième couteau du cinéma français a prêté son physique de français moyen et ses beaux yeux bleus à une soixantaine de films ou téléfilms. Au cinéma, il fut habitué des nanars tels que Le caïd de Champignol (Bastia, 1965), Le grand bidule (André, 1967) ou Le trouble-fesses (Foulon, 1976). Les cinéphiles connaissent bien son visage grâce à ses diverses apparitions dans les films de Louis de Funès : il est un postier à la Gare de Lyon dans La Grande Vadrouille (Oury, 1966), celui qui confirme à Bourvil que le train vient de partir ; le valet qui annonce "Monsei...sei...c'est la..la,la....la Reine !" dans La folie des grandeurs (Oury, 1971) ou le gendarme septique devant le racisme latent de Victor Pivert dans Les aventures de Rabbi Jacob (Oury, 1973). On l'a revu dernièrement chez Olivier Marchal (MR 73, 2007).

C'est un grand plaisir de souhaiter un très joyeux anniversaire à Clément Michu, 
qui fête aujourd'hui ses 77 ans !


lundi 25 novembre 2013

Bon anniversaire à ... Armand Mestral (1917-2000)



Armand Mestral est un acteur pour lequel j'ai beaucoup d'affection même si, hélas, on ne parle plus beaucoup de lui aujourd'hui. Chanteur à la belle voix grave (il est l'interprète d'une jolie version du Chant du départ), il fut aussi aussi acteur dans une soixantaine de films ou téléfilms, trouvant quelques bons rôles avec Sacha Guitry (Napoléon, 1954), Claude Autant-Lara (Vive Henri IV, vive l'amour, 1960), Jean-Paul Le Chanois (Mandrin, bandit gentilhomme, 1962), Julien Duvivier (Chair de poule, 1963), José Giovanni (Deux hommes dans la ville, 1972) ou Robert Hossein (Les misérables, 1982).

Outre le fait d'avoir été le patron sportif de Bourvil dans Le tracassin ou les plaisirs de la ville (Joffé, 1961), le beau-frère de Jacques Brel dans l'efficace Mon oncle Benjamin (Molinaro, 1969), je considère que son meilleur rôle reste celui de Lantier, l'amant de la Gervaise de René Clément en 1956. Son charisme et son charme sont indéniables et il y a de quoi regretter qu'ils ne furent plus exploités par la suite.

Né le 25 novembre 1917 à Paris, Armand Mestral aurait fêté aujourd'hui ses 96 ans !

vendredi 22 novembre 2013

Bon anniversaire à ... Piéral (1923-2003)



"La nature m'a joué un mauvais tour, je n'ai pas fini de lui rendre !" déclarait, non sans ironie, le terrifiant alchimiste du Capitan (Hunebelle, 1960), incarné par Pierre Aleyrangues dit Piéral. Cet acteur de petite taille, d'abord artiste de cirque et de music-hall, débuta au cinéma avec Marcel Carné dans Les visiteurs du soir en 1942 et enchaîna une vingtaine de rôles chez Delannoy (L'éternel retour, 1942 ; Notre Dame de Paris, 1956), Prévert (Voyage surprise, 1947), Ophüls (Lola Montès, 1955), Autant-Lara (Vive Henri IV, vive l'amour, 1961) ou Bunuel (Cet obscur objet du désir, 1977), avec une prédisposition pour les films historiques. Il publia ses mémoires, Vu d'en bas, et trouva la mort, comme beaucoup de seconds rôles de sa génération, dans l'anonymat d'un hôpital parisien.

Né le 22 novembre 1923 à Levallois-Perret, Piéral aurait fêté aujourd'hui ses 90 ans !

lundi 21 octobre 2013

Bon anniversaire à ... Pierre Dux (1908-1990)



Pierre Dux aimait le théâtre, avant tout. Son autobiographie, dédiée à sa petite-fille, ne s'appelle-t-elle pas Vive le théâtre ! (Stock, 1985) ? Pour autant, il marqua de sa présence aristocratique, voire autoritaire, quelques très bons films du cinéma français, à commencer par Les Chouans (Calef, 1947), Monsieur Vincent (Cloche, 1947) ou Les grandes manœuvres (Clair, 1955). Comédie Française oblige, les réalisateurs firent appel à lui régulièrement pour des rôles de bonne tenue : ambassadeur, policier, médecin, homme politique, juriste etc. On le retrouve ainsi dans Le gorille vous salue bien (Borderie, 1958), Le jour et l'heure (Clément, 1962) ou Trois hommes à abattre (Deray, 1980). Pourtant, quand je pense à Pierre Dux, je repense immanquablement à ses prestations chez Costa-Gavras : en procureur général de la terrible Section Spéciale (1975) et en général impitoyable dans Z (1969). Il éclata dans ces drames politiques de tout son talent d'acteur de cinéma, au milieu d'une pléthore d'habituels seconds rôles invités cette fois à jouer les premiers.


Né le 21 octobre 1908 à Paris, Pierre Dux aurait fêté aujourd'hui ses 105 ans !

samedi 19 octobre 2013

Bon anniversaire à ... Micheline Francey (1919-1969)

Les internautes fidèles connaissent ma fascination pour l'actrice Micheline Francey, une des récurrentes du blog L'âge d'or du Cinéma Français. Son anniversaire de naissance est l'occasion pour moi d'y revenir à nouveau et de vous annoncer, si vous n'étiez pas encore au courant, que j'ai créé il y a quelques mois une page Facebook où il est possible de manifester son attachement à l'actrice, ainsi que de découvrir des photos de films (plus nombreuses que sur le présent blog) et des documents d'époque. N'hésitez pas à parcourir cette page et à y participer ! ... [Micheline Francey sur Facebook]




Un peu solitaire dans mon admiration, je me suis peiné de voir à quel point le souvenir de Micheline Francey est tombé dans l'oubli. Comme bien d'autres, il ne reste d'elle que quelques informations, quelques mots sur internet et des photos de ses films les plus célèbres. Alors, en bon historien, je cherche. A la manière d'Alain Corbin, je tente de découvrir un monde retrouvé de Micheline Francey qui, sait-on jamais, paraîtra peut-être un jour dans les librairies sous la forme d'une enquête biographique. Me rendre sur sa tombe en juillet dernier a été une épreuve ; non loin de Charpin et Ray Ventura, une petite sépulture abandonnée, sans fleurs ni souvenirs, rappelle que Micheline Francey s'est éteinte il y a plus de quarante ans.

Reconstituer sa filmographie n'est pas simple : outre les classiques, tels La charrette fantôme (Duvivier, 1939), Le corbeau (Clouzot, 1943) ou La cage aux rossignols (Dréville, 1945) et quelques ressorties occasionnelles, prétextes à célébrer un peu plus la gloire de Tino Rossi (Destins, 1946) ou Luis Mariano (Violettes impériales, 1952), il est difficile de se procurer des films intrigants ou qui jouissent déjà d'une bonne réputation (Monsieur La Souris, 1942). Alors il faut être patient ... ou insistant. C'est ce qui anime chaque jour des dizaines de passionnés de mon genre, garants de la mémoire d'un acteur ou d'une actrice, qui s'efforcent de faire connaître leurs carrières, parfois passées dans l'ombre. Mais où est l'ombre ? Où est la lumière ?


Micheline Francey aurait eu 94 ans aujourd'hui !

mardi 15 octobre 2013

Bon anniversaire à ... André Gabriello (1896-1975)

Quand je pense à André Gabriello, c'est immédiatement sa composition loufoque et comique, très personnelle aussi, de l'inspecteur Lucas, fidèle compagnon du commissaire Maigret dans la trilogie avec Albert Préjean. Dans Picpus (Pottier, 1943), Cécile est morte (Tourneur, 1944) et Les caves du Majestic (Pottier, 1945), Gabriello impose sa franche bonhomie et participe pour beaucoup du plaisir que je prends à revoir ces films.



André Gabriello a promené son imposante silhouette de français moyen et sa diction approximative, où les mots semblent vouloir sortir d'un seul et même souffle, au risque de l'incompréhension comique, chez des réalisateurs réputés, tels Ophüls (Divine, 1935), Renoir (Partie de campagne, Les bas-fonds, 1936). On le retrouve en flic chahuté dans L'assassin habite au 21 (Clouzot, 1942) et de nouveau face à Pierre Fresnay dans La main du diable (Tourneur, 1943). Très actif sous l'Occupation, il s'offre une carrière d'après-guerre moins pertinente. On le voit dans beaucoup de mauvais films, les réalisateurs prenant peut-être peur de ce personnage si atypique, difficile à intégrer. C'est encore La rue sans loi (Gibaud, 1950), La Tour de Nesle (Gance, 1955) ou Le diable et les dix commandements (Duvivier, 1962). Dernier tour de piste dans le "Mocky's Circus", tel qu'il est nommé par Serge Regourd, en 1966 dans le méconnu La bourse et la vie, où il interprète un frère jumeau de Remoleux et Gualdi (les Robinhoude !). Un excentrique par excellence.

Né le 15 octobre 1896 à Paris, André Gabriello aurait fêté aujourd'hui ses 117 ans !

samedi 27 juillet 2013

Bon anniversaire à ... Bourvil (1917-1970)

Le hasard fait toujours bien les choses sur L'âge d'or du Cinéma Français ! Puisque je dispose d'un peu de vacances estivales, un petit tour en Normandie s'impose ; et quelle plus belle occasion pour se rendre à Prétot-Vicquemare et Bourville (Seine Maritime), villages d'enfance de André Raimbourg, dit Bourvil, que cette promenade ?



Bourvil reste l'un des acteurs les plus populaires de l'histoire du cinéma français, faisant presque l'unanimité auprès du public - à croire même, qu'à la différence de Louis de Funès et Fernandel, plus sujets à des réticences, personne ne le déteste parfaitement. Inégalé et incontournable depuis les années 1950, il a laissé derrière lui un vide que seuls ses films peuvent maigrement combler : des gentilles comédies, Le passe muraille (Boyer, 1951), Poisson d'avril (Grangier, 1954), La grosse caisse (Joffé, 1965) ; des films noirs ou dramatiques, Le miroir à deux faces (Cayatte, 1958), Fortunat (Joffé, 1960), Le cercle rouge (Melville, 1970), sans compter les classiques du cinéma français que sont La traversée de Paris (Autant-Lara, 1956), Le Corniaud (Oury, 1965) et La grande vadrouille (Oury, 1966). Énumérer ses réussites serait trop long.

Personne ne l'a jamais critiqué et son succès reste complet, encore aujourd'hui, à croire que dans le cas de Bourvil, nul besoin d'imprimer une légende qui surpasserait la vérité. Son comique et sa gentillesse n'étaient pas feintes, leur postérité répare l'injustice qui frappa l'acteur un soir de septembre 1970.

Né le 27 juillet 1917, Bourvil aurait fêté aujourd'hui ses 96 ans !

jeudi 25 juillet 2013

Bon anniversaire à ... Yvonne Printemps (1894-1977)

Le nom de Yvonne Printemps reste lié aujourd'hui en grande partie à celui de Pierre Fresnay, son compagnon de longue date. Le célèbre couple vécut longtemps à Neuilly - où ils sont enterrés. Sa filmographie est restreinte, même pas dix films, mais sous la direction de grands metteurs en scène : La dame aux camélias (Gance, 1934), Adrienne Lecouvreur (L'Herbier, 1938), Je suis avec toi (Decoin, 1943), Les condamnés (Lacombe, 1948). Partenaire de Pierre Fresnay à plusieurs reprises, elle tourna même sous sa direction en 1939 pour Le Duel. L'absence de classiques dans cette filmographie n'a peut-être pas aidé à se souvenir de l'image de la belle Yvonne Printemps, aujourd'hui un peu oubliée. Ci-dessous dans La valse de Paris (Achard, 1949), avec Pierre Fresnay en Jacques Offenbach.



Née le 25 juillet 1894, Yvonne Printemps aurait fêté aujourd'hui ses 119 ans !

samedi 20 juillet 2013

Bon anniversaire à ... Mireille Balin (1909-1968)

Mireille Balin appartient à la légende du Cinéma Français, par son étonnante et courte carrière, pourtant parsemée de plusieurs chefs d’œuvres ; par son terrible destin, à l'image de la femme qu'elle représentait, typiquement cinématographique, dramatique. Pour lui rendre un hommage, que l'on retrouve assez peu sur internet, j'avais représenté toute sa carrière sur grand écran grâce aux affiches de ses films.



Son magnétisme, sa beauté sont inoubliables. Ses airs de Marlène Dietrich et son phrasé sans fards, presque populaire, firent d'elle une des actrices françaises les plus emblématiques du cinéma français des années 1930. Personne n'a oublié ses compositions de vamps face à Jean Gabin dans Pépé le Moko (Duvivier, 1936), Gueule d'amour (Grémillon, 1937). Un simple regard éclairé par les reflets du soleil asiatique dynamite littéralement l'ouverture dramatique de Macao, l'enfer du jeu (Delannoy, 1940), illumination que l'on retrouve à la fin de L'assassin à peur la nuit (Delannoy, 1942). A la Libération, elle fut victime de ses amours étrangers : violée et battue par des résistants, sa carrière fut brisée et elle termina sa vie dans la misère et l'alcoolisme.

Née le 20 juillet 1909 à Monte-Carlo, Mireille Balin aurait fêté aujourd'hui ses 104 ans !

mardi 19 mars 2013

Bon anniversaire à ... Simone Renant (1911-2004)



Ce n'est pas la première fois que le hasard fait bien les choses et me permet d'évoquer une actrice ou un acteur juste après avoir vu un de ses films. Simone Renant ne fut jamais véritablement une star de cinéma mais elle a laissé son joli sourire et son tempérament affirmé dans plusieurs films : comtesse du Barry dans Les perles de la couronne (Guitry, 1937), maîtresse de Jean Marais dans Voyage sans espoir (Christian-Jaque, 1943), ange du Paradis dans La tentation de Barbizon (Stelli, 1946), elle forme un duo vedette par deux fois avec Pierre Blanchar dans Après l'amour (Tourneur, 1948) et Bal Cupidon (Sauvageon, 1949). Elle est encore tête d'affiche de Sans famille à la fin des années 1950, avec Pierre Brasseur, mais les rôles se font plus rares : Les liaisons dangereuses (Vadim, 1959), chanteuse dans L'homme de Rio (Broca, 1964) et enfin une apparition dans Trois hommes à abattre (Deray, 1980).

Son rôle le plus marquant reste probablement celui de Dora, la photographe du Quai des orfèvres (Clouzot, 1947), ange-gardien du couple Blier/Delair, prête à se dénoncer à leur place.

Née le 19 mars 1911 à Amiens, Simone Renant aurait fêté aujourd'hui ses 102 ans !


lundi 18 mars 2013

Bon anniversaire à ... Robert Lombard (1921-2003)



En plus de 40 ans de carrière, Robert Lombard s'est forgé une solide filmographie qu'il a marqué de sa présence en incarnant régulièrement des notables, des hommes de bonne situation. Héritier dans Le plaisir (Ophüls, 1951), il est le riche et faible mari de Annie Girardot dans L'homme aux clefs d'or (Joannon, 1956), l'agent immobilier à la recherche de Fernandel dans Le couturier de ces dames (Boyer, 1956), un contrôleur dans Les espions (Clouzot, 1957), un gendarme dans A pied, à cheval et en spoutnik (Dréville, 1958), l'avocat de Trois enfants dans le désordre (Joannon, 1966), l'homme qui n'est pas impressionné par l'hiberné dans Hibernatus (Molinaro, 1969) ou encore le patron inquiet de la Coquille d'or au début de L'aile ou la cuisse (Zidi, 1976). Ces quelques rôles célèbres n'empêchent pas Lombard de tourner un certain nombre de nanars avec Pécas, Girault ou Lang. Il termine sa carrière au cinéma dans Les morfalous (Verneuil, 1983).

Né le 18 mars 1921 à Le Raincy, Robert Lombard aurait fêté aujourd'hui ses 92 ans !


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