Affichage des articles dont le libellé est Blu-ray. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Blu-ray. Afficher tous les articles

dimanche 24 novembre 2013

De nouvelles idées de cadeaux ?

Dans un mois, la plupart d'entre nous aura la chance de découvrir au pied d'un sapin quelques jolis cadeaux de Noël. Hélas, pour ceux qui ne croient plus au Père Noël, le mois précédent est source d'anxiété pour trouver ces fameux présents. L'âge d'or du Cinéma Français se propose de faire le point sur quelques sorties récentes ou à venir, de quoi aider les plus cinéphiles d'entre vous à faire un choix !

Des Blu-ray façon puzzle !


A paraître ou déjà sortis, quelques Blu-ray de classiques du cinéma français : Un singe en hiver (Verneuil, 1962), indémodable depuis plus de cinquante ans et qui cartonne toujours lors de ses passages à la télévision, ressort en Haute Définition agrémenté de bons bonus ; tout comme Le clan des siciliens (Verneuil, 1969), l'excellent Président (Verneuil, 1961) et Mélodie en sous-sol (Verneuil, 1963), avec lequel j'ai plus de mal. Ces ressorties semblent de très bonne qualité aux dires des spécialistes. A noter qu'un coffret Blu-ray avec ces titres existent à la FNAC.

Coïncidence un peu triste bien sûr, les 50 ans de la sortie des Tontons flingueurs (1963) sont marqués par la disparition de leur réalisateur, un des derniers tontons de l'équipe (restent Venantino Venantini que l'on a vu dévasté de chagrin, Claude Rich ...).Gaumont, qui ne perd pas le Nord, offre aux spectateurs les plus monomaniaques un superbe coffret collector (édition limitée à 5000 exemplaires) regroupant le Blu-ray, le DVD, des montagnes de bonus, un livre sur Michel Audiard, la bande originale de Michel Magne et le scénario original du film ... pour la petite somme de 120€. Un intérêt assez limité, il faut bien le reconnaître, mais qui plaira forcément à quelques inconditionnels ... les Années Laser parlent d'édition définitive et lui octroient un 10/10. De quoi attendre avec impatience les surprises de l'édition du centième anniversaire ! Gageons que Les barbouzes (Lautner, 1964) connaîtront peut-être le même sort l'année prochaine. Soyons fous, puisque c'est bientôt Noël, à quand ce type de coffret pour Quelques messieurs trop tranquilles (1972) ?


Yves Robert reste, lui aussi, un indémodable ... sur quelques titres. Un éléphant ça trompe énormément (1976) et Nous irons tous au paradis (1977) ressortent en Blu-ray, toujours dans l'excellente collection restaurée de Gaumont et rejoignent le génial Alexandre le bienheureux (1967) sorti en avril dernier. De même, signalons le cadeau de Noël indispensable, le Blu-ray de l'Assassin habite au 21 (Clouzot, 1942), un des très grands films de Henri-Georges Clouzot avec Pierre Fresnay et ... notre chère Suzy Delair, qui m'a confirmé n'avoir pas été appelée pour le documentaire en bonus. Rageant ! Évoquons aussi les sorties en HD du très agréable Mon oncle Benjamin (Molinaro, 1969) avec un Jacques Brel en grande forme et de très bon seconds rôles ; des Risques du métier (Cayatte, 1967) avec Brel et Emmanuelle Riva ; de la Folie des grandeurs (Oury, 1971) qui ne fait jamais de mal à personne !

Des classiques et des raretés en DVD


Commençons pour une fois par René Chateau, qui ne se modernise pas beaucoup mais qui a l'avantage de rester fidèle à une certaine tradition. En sortie récente, Retour à l'aube (Decoin, 1938) avec la belle Danièle Darrieux, Les mains sales (Rivers, 1951) avec Pierre Brasseur et Daniel Gélin, Le bal des pompiers (Berthomieu, 1949) avec Paulette Dubost, Claude Dauphin et Henri Crémieux, Le portrait de son père (Berthomieu, 1954) avec Jean Richard et Brigitte Bardot ou Quartier latin (Colombier, 1939) avec Blanchette Brunoy et Yves Deniaud.


Dans la collection rouge de chez Gaumont, en sorties non restaurées, signalons Les lions sont lâchés (Verneuil, 1961) avec Claudia Cardinale et Michèle Morgan et Vive Henri IV, vive l'amour (1961) où Claude Autant-Lara réunissait un impressionnant casting pour un film d'époque. Déjà en rayons depuis quelques jours, l'excellent Miroir à deux faces (Cayatte, 1958) réunissant Michèle Morgan, Gérard Oury et Bourvil. Depuis le 13 novembre sont également disponibles Avec le sourire (Tourneur, 1936) avec Maurice Chevalier et Il suffit d'une fois (Felix, 1946) avec Edwige Feuillère et Fernand Gravey. Pour Noël, Gaumont propose quelques coffrets de films rares (3 DVD) pour 20€ généralement : au menu des coffrets Fernandel, Julien Duvivier, Suzy Delair, Claude Autant-Lara, Caroline Chérie, Yves Robert etc. C'est encore assez rare pour être signalé !

Chez LCJ Éditions, moins connu mais diablement efficace, la collection Les films du collectionneur s'enrichie de quelques titres supplémentaires, tels Le bateau à soupe (Gleize, 1947) avec Charles Vanel et Alfred Adam, Le baron fantôme (Poligny, 1943) ou Le vieux fusil (Enrico, 1975) - disponible également en Blu-ray depuis septembre dernier, et qui a rencontré un beau succès à la vente ! LCJ propose également plusieurs coffrets typiquement recherchés à Noël, avec à chaque fois trois DVD ; sont à l'honneur Jean Marais, Jean-Louis Trintignant, Michel Serrault, Romy Schneider, Jean Cocteau et Lino Ventura. L'intérêt de ces coffrets un poil chers est d'offrir des films un peu moins connus tels Le saint prend l'affût (Christian-Jaque, 1966), Le maître nageur (Trintignant, 1978) ou Le bateau d'Emile (La Patellière, 1962). Toujours disponibles : Le chant de l'exilé (Hugon, 1943) pour les inconditionnels de Tino Rossi.

Et allez, puisque les cinéphiles ne sont pas bornés, un mot pour signaler la ressortie en Blu-ray prestige d'un chef d'oeuvre du cinéma américain, La porte du Paradis (Cimino, 1980) avec la jolie Isabelle Huppert, et d'un chef d'oeuvre suédois, Le septième sceau (Bergman, 1957).

Un peu de littérature cinéphile ?

Noël n'est pas forcément la bonne période pour trouver de bons livres sur le cinéma puisque l'occasion est trop belle pour certains éditeurs de sortir quelques vieux torchons réchauffés par des journalistes. Mais cherchons quand même quelques perles, avec un peu d'espoir.


Des mémoires ou livres de souvenirs d'abord - même s'ils sont parfois opportunistes, il y a toujours quelques bonnes choses à sauver dans la vie des artistes qu'on aime ! Jean Rochefort publie Ce genre de choses (Stock) dont je n'ai lu que des bribes, sympathiques ; Mireille Darc publie Une femme libre (Flammarion), sorte de journal de bord si j'ai bien tout compris mais dont j'ignore à peu près tout. Le titre a de quoi rebuter mais il faudra se faire un avis. On reparle aussi de Michel Serrault intime, par sa fille, ce qui peut rassurer un peu. Là encore, je n'ai même pas encore feuilleté le livre mais il tombe à pic pour que Laurent Delahousse consacre un nouveau Un jour, un destin au comédien ... opportunisme, quand tu nous tiens.

Plus intéressant, José-Alain Fralon consacre une biographie à Maurice Ronet, excellent acteur instinctif, au regard et au jeu puissants, mort très jeune d'un cancer et dont la discrétion n'a pas aidé à la postérité. Pour 19€ il sera désormais possible de se faire une idée sur la vie de celui qui fut, entre autres, le rival à l'écran de Alain Delon dans Plein Soleil (Clément, 1960). Chez City Editions, à paraître en novembre 2013, une énième biographie sur Jean Marais, Une histoire vraie. Pour fêter le centenaire de sa naissance, c'est sympathique mais l'auteur étant déjà le responsable d'un Louis de Funès intime et d'un Bourvil, une histoire vraie, j'ai la plus grande méfiance. Je préfère encore me rabattre sur La belle et la bête, les coulisses d'un tournage de Dominique Marny. On trouvera aussi facilement des livres sur Michel Audiard (qui aurait cru qu'un dialoguiste, fut-il de grand talent, serait à ce point sollicité par les éditeurs ?), tout autant que sur Audrey Hepburn ou Marilyn, à croire qu'il faut avoir écrit sur elles pour vendre.

A paraître, un livre de Victor Lanoux (2 heures à tuer au bord de la piscine). J'adore cet excellent comédien mais il y a peu de chances que j'achète cet ouvrage. A vous de me dire si c'est une erreur. Plus intriguant (encore que ...), Raimu mon grand-père, l'occasion de se rappeler au bon souvenir de cet acteur fabuleux.

Enfin, et c'est un grand plaisir de pouvoir l'évoquer, la sortie chez Christian Navarro éditeur des mémoires de Yves Vincent, sympathique comédien populaire né en 1921 et manifestement toujours en forme, que tout le monde connaît grâce à ses incursions dans les films de Louis de Funès. Voulez vous en sourire avec moi ? est disponible sur le site de l'éditeur pour 24€.

dimanche 20 octobre 2013

Jean Marais en DVD et Blu-Ray !

2013 est le centenaire de Fantômas - plus précisément de La fin de Fantômas, dernier opus d'une série de 23 titres, gigantesque oeuvre écrite à deux mains en quelques années par Pierre Souvestre et Marcel Allain, que Cendrars considérait comme "l'Enéide des temps modernes". Aujourd'hui, force est de reconnaître que le nom du Génie du crime reste connu grâce aux films avec Louis de Funès ... et Jean Marais, qui fête lui aussi ses 100 ans ! L'occasion de revenir sur la carrière d'un des grands noms du cinéma français et de s'intéresser à la filmographie qu'il est possible de s'offrir dans le commerce. Petit coup d'oeil, le plus exhaustif possible.


1. Cocteau-Marais

Difficile d'y échapper, d'autant qu'il y a souvent deux clans chez les aficionados de Jean Marais : les "aventuriers", admirateurs de l'époque cape et épée ; et les "poétiques", plutôt penchés sur sa relation artistique avec Jean Cocteau. La renommée de celui que Carole Weisweiller appelle le poète est toujours très vive, il est donc normal que sa carrière au cinéma soit parfaitement éditée en DVD/Blu-Ray. La belle et la bête (Cocteau, 1946), chef d'oeuvre intemporel reste le plus célèbre : une ressortie en salles et une nouvelle magnifique édition Blu-Ray et DVD éditée.

On trouve aussi sans problème L'aigle à deux têtes (Cocteau, 1948) en DVD, ainsi que Les parents terribles (Cocteau, 1948), parfois en coffret. Orphée (Cocteau, 1950) est également édité chez SNC ; Le testament d'Orphée (Cocteau, 1960) chez Studio Canal. L'éternel retour (Delannoy, 1943) est trouvable dans la jolie collection SNC, souvent agrémentée d'un bonus avec un historien. Ruy Blas (Billon, 1948), également scénarisé par Jean Cocteau, est disponible pour un prix avoisinant généralement la dizaine d'euros chez le même éditeur. Enfin, La princesse de Clèves (Delannoy, 1961), scénarisé et dialogué par le poète, est trouvable dans la collection rouge de Studio Canal (Classics) et Thomas l'imposteur (Franju, 1965) chez René Chateau. L'intégralité de la relation cinématographique Cocteau-Marais est donc disponible en DVD. Centenaire oblige, une grande partie de ces films sera présente dans un joli coffret SNC à paraître en novembre pour 80 euros environ.

2. Sans peur et sans reproche

L'image lui colle à la peau autant que ses costumes moulants. Jean Marais, pour beaucoup, reste ce héros d'une époque révolue, romantique un peu, idéaliste sûrement ; ici à chevaucher pour sauver une belle dame en détresse, là à ferrailler pour venger son honneur. Les titres sont nombreux et bien présents également dans les boutiques de DVD.


Comme pour SNC, il faut rendre hommage à Gaumont qui a eu la bonne idée de ressortir un certain nombre de films de Jean Marais (et pas que !) : Le Bossu (Hunebelle, 1960) en tête, dans une superbe édition Blu-Ray ou DVD, restauré et documenté. De même pour Le masque de fer (Decoin, 1962) et Les mystères de Paris (Hunebelle, 1962), disponibles dans de très belles copies en haute définition. Le Capitan (Hunebelle, 1960), autre classique du cape et d'épée à la française est désormais trouvable chez Pathé en Blu-Ray.

Je n'ai pas eu l'occasion de tester ou d'entendre parler de la qualité de la restauration, je ne connais, quant à moi, que l'édition René Chateau (épuisée ?). Chez l'éditeur historique de la mémoire du cinéma français, on trouve deux films d'aventures : Le Capitaine Fracasse (Gaspard-Huit, 1961) et La Tour, prends garde ! (Lampin, 1957). Les Chouans (1947), bon film d'Henri Calef existe dans la collection SNC, dans une très bonne copie, de même que Nez-de-Cuir, gentilhomme d'amour (Allégret, 1951). Le Miracle des loups (Hunebelle, 1961) n'a, semble-t-il, pas été édité en DVD alors qu'il existait en VHS chez René Chateau. On peut toutefois se le procurer neuf grâce à une collection Cape et épée des Editions Atlas, sur des sites de ventes aux enchères notamment. Peut-être peut-on considérer Peau d'âne (Demy, 1970), comme un film historique ? Toujours est-il qu'il existe encore en DVD, image restaurée, mais à des prix assez improbables (édition épuisée probablement).

Côté seconds-rôles historiques, il est possible sans problèmes de trouver Austerlitz (Gance, 1960) chez Studio Canal Classics. Pour les fresques de Sacha Guitry, Si Versailles m'était conté (1954), Napoléon (1955) et Si Paris nous était conté (1956), il faut se rendre chez René Chateau, pour d'honnêtes copies. Les misérables (Lelouch, 1994) est disponible, souvent pour quelques euros, chez TF1 Vidéos.

3. L'aventurier

Le sourire ravageur, le costume bien taillé et parfois même le chapeau melon ? Jean Marais était un gentleman, à la ville comme à l'écran ; c'est tout naturellement qu'il a endossé plusieurs fois ce rôle de bel homme viril, jamais en retard pour une bagarre, un baiser volé ou une scène d'action.


SOS Noronha (Rouquier, 1957) existe en DVD chez les excellents Documents cinématographiques, qui n'ont jamais aussi bien portés leur nom - il faut aimer Jean Marais ! Chez René Chateau, on trouve L'honorable Stanislas, agent secret (Dudrumet, 1963) et Pleins feux sur Stanislas (Dudrumet, 1965). Chez Gaumont Classiques, deux raretés, Le gentleman de Cocody (Christian-Jaque, 1965) et Le Paria (Carliez, 1968). Chez LCJ Editions (Les Films du Collectionneur), Le Saint prend l'affût (Christian-Jaque, 1965).

4. Comédies et romances

J'aurais pu commencer par là pour compléter mon modeste hommage à la série littéraire des Fantômas. La trilogie de Hunebelle, Fantômas (1964), Fantômas se déchaîne (1965) et Fantômas contre Scotland Yard (1967) existent dans un joli coffret DVD et, depuis peu, dans un coffret Blu-Ray. Attention toutefois, certaines éditions Blu-Ray (les plus anciennes) proposent une image semblable à celle d'un DVD ... pour un prix plus élevé.


Carmen (Christian-Jaque, 1942) existe depuis peu, à faible tirage, chez Cristaldi Films. En outre, Voyage sans espoir (Christian-Jaque, 1943) est édité par M6 Vidéo, dans la collection SNC et Le secret de Mayerling (Delannoy, 1948) et Les miracles n'ont lieu qu'une fois (Allégret, 1950) sont chez René Chateau. Gaumont propose, en exclusivité FNAC, un beau coffret Jean Marais, avec six films pour 30€ dont Le château de verre (Clément, 1950) et 7 hommes et une garce (Borderie, 1966).

Julietta (Allégret, 1953) existe dans la collection SNC, tout comme Futures vedettes (Allégret, 1955). Depuis plusieurs années également, on trouve chez LCJ Editions les rares Les amants de minuit (Richebé, 1953) et Goubbiah mon amour (Darène, 1955), dans des copies que j'imagine tout à fait honnêtes. Tous les films de Jean Marais édités chez LCJ sont d'ailleurs disponibles dans un coffret (Inoubliable Jean Marais, 2013), idéal pour les fêtes de Noël. Elena et les hommes (Renoir, 1956) a été édité il y a quelques temps chez Gaumont en DVD et Blu-ray dans une très belle copie restaurée. Chez René Chateau encore, on retrouve La vie à deux (Duhour, 1957) et Chaque jour a son secret (Boissol, 1958). Enfin, Parking (Demy, 1985) existe en DVD mais je ne l'ai pas trouvé autre part que dans un imposant coffret consacré à son réalisateur, et Beauté volée (Bertolucci, 1995) se trouve pour quelques euros chez DVDY Films.

5. La dolce vita

Comme quelques acteurs français de sa génération, Jean Marais a été appelé à jouer en Italie. Difficile de trouver de très grands films en règle générale, à quelques exceptions. Nuits blanches (Visconti, 1957) s'achète sur Amazon pour une poignée d'euros, tout comme Ponce Pilate (Callegari, 1962), chez Studio Canal.


6. Wanted !

Osons le dire, car ce n'est pas toujours le cas, les inconditionnels de Jean Marais pourrons, après lecture attentive de cet article, cela va de soi, se procurer 49 films en DVD ou Blu-ray pour se construire une très solide collection. Si on part du principe que l'acteur est à l'affiche de 80 films en tant qu'interprète - courts-métrages et téléfilms exclus, et qu'il apparaît une dizaine de fois en tant que figurant, c'est déjà beaucoup !


Reste donc une trentaine de films absents ; parfois trop rares pour apparaître au souvenir des distributeurs, parfois de manière assez incompréhensible, on peine à mettre la main sur Le comte de Monte-Cristo (Vernay, 1954), disponible en VHS d'occasion chez René Chateau. En VHS d'occasion toujours, on retrouve L'enlèvement des sabines (Pottier, 1961), Napoléon II l'Aiglon (Boissol, 1961), Train d'enfer (Grangier, 1965) ou L'amour madame (Grangier, 1951). Des collectionneurs de VHS doivent posséder sur des enregistrements personnels ces quelques films, ou peut-être même L'appel du destin (Lacombe, 1952), Toute la ville accuse (Boissol, 1955), Amour de poche (Kast, 1957), Le guérisseur (Yves Ciampi), Typhon sur Nagaski (Ciampi, 1957) ou même Cherchez l'idole (Boisrond, 1963). Il en va de même de certains films italiens, totalement introuvables en France. L'année 2013 n'est pas encore terminée. Réservera-t-elle de jolies surprises ?

dimanche 6 janvier 2013

Quelques nouvelles de janvier !

Après Noël, les soldes ! Dans quelques temps, il sera bon de se promener dans les boutiques qui vendent des DVD pour voir si quelques classiques sont bradés. Si on peut souvent regretter l'absence de réelle culture cinéphile de la part de vendeurs dans les grandes enseignes (Orson qui ? Vous dites ?), le prix élevé des DVD/Blu-ray, il y a du bon à en tirer : parfois, il n'est pas rare de tomber sur un très bon film offert pour quelques euros parce qu'il n'est pas jugé classique !


Toujours est-il que Gaumont continue de ressortir des films de son catalogue, offrant au cinéphile une impressionnante collection de titres à (re)découvrir. Le 9 janvier, vous pourrez acheter Jusqu'au bout du monde (1963) de François Villiers avec Pierre Mondy et Marie Dubois notamment, Moi et les hommes de 40 ans (1965) de Jack Pinoteau avec Dany Saval, Paul Meurisse, Michel Serrault, Michel Galabru, Les nuits blanches de Saint-Pétersbourg (1938) un des premiers films de Jean Dréville avec Gaby Morlay et Pierre Renoir. Et c'est toujours un plaisir d'annoncer la sortie d'un film de Henri Decoin, Pourquoi viens-tu si tard (1959) avec Michèle Morgan et Henri Vidal. Côté Blu-ray, Gaumont s'attachera en janvier et février à faire redécouvrir en haute définition l'oeuvre de Maurice Pialat.



Chez René Chateau, quelques sorties à signaler : Une Java (1939) de Claude Orval avec Amos, Antonin Berval, Mila Parély et ... Fréhel qui chante sa fameuse Java bleue ! Un Jean Delannoy inédit en DVD, Le secret de Mayerling (1949) avec Jean Marais, Sylvie Monfort et Jean Debucourt ; et pour les amateurs, un Tino Rossi de 1936, Au son des guitares (Pierre Ducis).

Côté livres, janvier me semble bien maigre. Hormis les nombreuses biographies opportunistes qui sortent pour les 30 ans de la mort de Louis de Funès, signalons un ouvrage de Christian Dureau sur la charmante Micheline Presle, La belle de Paris. L'auteur semble être le seul à écrire toutes les biographies de cette collection, à un rythme impressionnant ! Ne cherchez donc pas une biographie fouillée ou une analyse de ses rôles à l'écran, mais plutôt une petite synthèse destinée à découvrir. Pas essentiel, surtout pour une petite vingtaine d'euros, mais l'occasion de se rappeler au bon souvenir de Micheline Presle.

Au cinéma, un film intitulé Renoir (Gilles Bourdos, 2013) dépeint l'histoire d'amour entre Jean Renoir (Vincent Rottiers, un excellent jeune acteur) et Andrée Heuschling (Christa Theret), muse du peintre Auguste Renoir (Michel Bouquet). La bande-annonce n'est pas spécialement prometteuse et je dois vous avouer que ce genre de film n'est pas du tout ma tasse de thé. Pourtant, je le verrai, pour l'incarnation cinématographique de Jean Renoir par Vincent Rottiers, et pour Michel Bouquet en vieux peintre. Si vous avez découvert ce film, en salles depuis le 2 janvier, n'hésitez pas à l'évoquer ici !
Signalons aussi une ressortie dans quelques salles de La mort en direct (1980) où Bertrand Tavernier s'attelait à imaginer une télé-réalité avant l'heure, avec Romy Schneider et Hervey Keitel.


L'âge d'or du Cinéma Français ?

Vous avez peut-être remarqué que la bannière du blog a de nouveau changé de visage après les fêtes. Et pour la première fois, j'ai intégré des repères chronologiques pour délimiter mon âge d'or du Cinéma Français : 1895-1983. La première date correspond, de manière classique, à l'invention du cinéma, avec la projection des trois petits films des frères Lumière le 28 décembre à Paris. Sur ce blog, peu de films des années 1890/1900/1910 évidemment, il s'agit plus d'une date symbolique. La seconde, plus précise, est à expliquer. Totalement subjective, 1983 correspond à la sortie de Papy fait de la résistance et à la mort de Louis de Funès (les deux étant liés car l'acteur comique devait incarner le fameux papy). Elle termine ainsi le règne de Funès sur le cinéma français et montre avec talent un passage de relais entre une ancienne génération et une nouvelle, en même temps qu'un regard neuf sur la Résistance, plus comique, après des années de glorification. Mon âge d'or du cinéma français est donc personnel, on s'en doute, je m'en étais déjà expliqué auparavant, et ne se limite pas aux décennies 1930/1940/1950. A ce jour, je n'ai jamais eu la moindre remarque à ce sujet, preuve que mes chers internautes ne semblent pas choqués !

mardi 4 décembre 2012

Quelques idées de cadeaux pour Noël ?

Le même problème se pose pour beaucoup d'entre nous tous les ans pour la période des fêtes. Quel cadeau offrir ? Cette année, osez le cinéma français ! Et pour les plus ambitieux, les plus insolents d'entre vous (et les plus riches), osez cet énorme coffret Jean-Pierre Mocky qui rassemble près de 50 films du génial réalisateur français, à mon sens l'un des meilleurs, hélas trop souvent boudé ou caricaturé. Pour 150€, retrouvez entre autres les films de sa collaboration avec Bourvil (La cité de l’indicible peur, Un drôle de paroissien, L'étalon et La grande lessive !) ou Michel Serrault (L'ibis rouge, A mort l'arbitre, Le miraculé ...) et quelques perles qu'il faut absolument (re)voir tels Y a-t-il un français dans la salle ? ou Les compagnons de la marguerite. 2013 sera donc probablement l'occasion de parler de Jean-Pierre Mocky, assez peu évoqué sur ce blog pour le moment. Pour les plus impatients, j'avais longuement évoqué sur un autre blog ce réalisateur que j'aime tant en me proposant modestement une brève analyse et évolution de sa carrière (voir « Jean-Pierre Mocky : le vrai cinéma ! »).


Gaumont à la demande, la collection incontournable, propose comme tous les mois de nouveaux titres à redécouvrir en DVD. Citons Pattes Blanches (1949) dont j'avais parlé très vite dans un article sur Michel Bouquet, excellent film de Jean Grémillon avec également Fernand Ledoux, Paul Bernard et Suzy Delair, le tout tourné dans un charmant petit port de pêche des Côtes d'Armor (Erquy). J'avais pu découvrir ce film au cinéma dans une copie affreusement sale - espérons que le transfert DVD ne sera pas trop mauvais. Toujours avec notre chère Suzy, sortie d'un Marcel Carné de 1962, Du mouron pour les petits oiseaux avec un énorme casting : Paul Meurisse, Dany Saval, Roland Lesaffre, Robert Dalban, Dominique Davray, Jean Richard et même Dany Logan, le chanteur rock'n'roll des Pirates !


A noter également une ressortie Gaumont de Ni vu, ni connu (1958) de Yves Robert avec Louis de Funès, charmante petite comédie qui permettra de rendre hommage à nouveau à Pierre Mondy (le DVD existait chez René Chateau mais semble épuisé). On retrouvera également Valse brillante (1949) de Jean Boyer, avec Lucien Barroux et Jan Kiepura et La Tendre ennemie (1936) de Max Ophüls avec Simone Berriau et Catherine Fonteney.

StudioCanal poursuit ses intéressantes sorties Blu-ray et propose ce mois le chef d'oeuvre de Jacques Becker, Casque d'or (1952) avec Simone Signoret, Claude Dauphin et Serge Reggiani. A noter un intéressant documentaire en bonus sur les coulisses du tournage mais l'abandon des autres suppléments du DVD.


Chez René Chateau, quelques sympathiques nouveautés dont un Raymond Bernard, cinéaste remis à l'honneur en cette fin d'année (voir le coffret Raymond Bernard chez Pathé) de 1937, Le coupable, avec Pierre Blanchar et Marguerite Moreno. On notera aussi Pamela (de Pierre de Hérain, 1945) avec Renée Saint-Cyr et Fernand Gravey ou encore Le messager (de Raymond Rouleau, 1937) avec Jean Gabin et Gaby Morlay.

Qui sera le Corniaud à Noël ?

Un coup d’œil rapide dans n'importe quel magasin et on retrouve les incontournables coffrets sur Louis de Funès. L'acteur comique le plus populaire du cinéma français continue de faire vendre ! On note évidemment, comme tous les ans et particulièrement ce Noël puisqu'on fêtera le triste anniversaire des 30 ans de sa disparition le 27 janvier prochain, une multitude d'ouvrages, à commencer par une biographie du tâcheron Sandro Cassati (Louis de Funès, Biographie intime) qu'il faudra probablement éviter, l'auteur étant le roi de la biographie commerciale dénuée de tout intérêt, tout comme Louis de Funès, le génie du rire de Christian Dureau qui a ici au moins le mérite de ne prétendre qu'à être une synthèse pour qui voudrait découvrir l'acteur. Les spécialistes de Louis de Funès semblent dire beaucoup de bien d'un abécédaire complet, écrit par Bertrand Dicale, Louis de Funès de A à Z, largement fourni en illustrations. Une rapide consultation en magasin me fait douter, pour ma part, de son intérêt si on connaît déjà bien ses classiques. Au lecteur de se faire son propre avis, tout comme sur l'énigmatique Louis de Funès, regardez-moi là, vous ! (Collectif) qui sortira après les fêtes. Et preuve, s'il en fallait une, de l'opportunisme de certains auteurs, cet ouvrage intitulé A table avec Louis de Funès qui propose de réunir les recettes de cuisine présentent dans ses films ! Grotesque ou vraie bonne idée ?

Les coffrets ne sont donc pas en reste. TF1 propose Louis de Funès, inoubliable, regroupant des archives télévisées inédites où l'on peut voir l'acteur chanter aux côtés de Michel Sardou ou Jean Carmet, tout comme des interviews de proches. La série des Fantômas ressort en Blu-ray dans un nouveau coffret (l'ancien avait été critiqué sur la qualité des transferts vidéo) même si j'ai l'impression que les bonus sont ceux du coffret DVD. Si vous n'avez pas encore ces films en votre possession, c'est peut-être une bonne occasion de toucher juste ! Et j'apprends même sur le site Autour de Louis de Funès qu'il est possible de trouver des T-shirt à l'effigie de l'acteur avec le slogan "Non ! Si ! Ohhh !". Je vous laisse juges ...



Quelques livres

Là aussi vous n'échapperez pas aux sorties opportunistes et tomberez encore une fois nez-à-nez avec le Grand livre des répliques cultes du cinéma ou des Répliques les plus drôles du cinéma ! Au milieu des monographies consacrées Marilyn Monroe ou James Dean, il sera bon de s'intéresser aux Méconnus du cinéma français : les acteurs de genre qui ont fait la grandeur de notre cinéma de Serge Regourd (déjà auteur du très bon Les seconds rôles du cinéma français) ou même au Scénario des Enfants du Paradis publié chez Gallimard !

Toujours dans le classique, Michel Audiard se vend bien. Outre l'excellent Audiard par Audiard chez René Chateau, on voit dans les rayons quelques livres sur Les tontons flingueurs ou Un singe en hiver. Annie Girardot, de manière plus opportuniste, est aussi à l'honneur de plusieurs ouvrages, dont le prochain sort en janvier (Annie Girardot, une vie dérangée de Bernard Pascuito).

Olivier Barrot nous entraine également dans une traversée du cinéma français - ce que j'essaye de faire avec ce blog -, espérons qu'il donnera une large part au cinéma des années 20 à 70 (Tout feu, tout flamme). Enfin, une jolie surprise découverte sur internet au gré de mes visites, les Mémoires d'un chevalier ciel, entendons bien sûr les souvenirs de Christian Marin qui nous a quitté cette année.

Pour rappel, le Jean Renoir de Pascal Mérigeau est toujours disponible dans la collection Grandes Biographies de Flammation, celle-là même qui publiera en février prochain Sacha Guitry, profession inventeur de Christophe Mirambeau, pour ceux qui continuent à faire des cadeaux après Noël !
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...