En quelques mots : Antoine Fournier est professeur d'anglais dans un collège de Lille. Quand il surprend des élèves en train de voler de l'argent dans son bureau, il décide de leur donner une chance. Ingrats, les trois garçons montent un piège contre l'enseignant et, avec la complicité de Gisèle, le font accuser de viol et renvoyer sans ménagement. Quelques années plus tard, devenu portier d'un palace à Monte-Carlo, il n'a rien oublié et prépare sa vengeance.
Sur une trame extrêmement classique, Léo Joannon propose un film honnête qui raconte la triste histoire d'un brave enseignant, dévoué pour les plus misérables, qui se retrouve compromis dans une machination, sans pouvoir jamais s'en défaire, les faits étant trop graves (accusation de viol sur une mineure avec témoins). On a de la peine pour ce pauvre Pierre Fresnay de voir s'accumuler sur lui autant d'injustices mais son personnage est tellement lisse, tellement bon et sans défauts qu'on peut prendre le parti d'y voir une leçon pour qu'il se révolte. En cela la fin est terriblement conformiste et bien pensante, et vient presque gâcher ce joli film d'acteurs. Car je pense qu'il faut le revoir pour eux, sans quoi cette histoire de plat qui se mange froid n'aurait pas franchement d'intérêt. Annie Girardot est celle qui tire le mieux son épingle du jeu en incarnant une jeune femme manipulatrice (il faut voir avec quel perversité elle simule son agression) à l'extrême, rattrapée par un amour imparfait qui va finalement la pousser encore plus loin. Son amant Gil Vidal est plus fade mais suscite bien l'antipathie de son personnage. Pierre Fresnay semble dépassé et son incarnation rigide des bonnes valeurs pèse un peu sur l'ensemble, hélas, même si l'on croit parfois à des sursauts d’ambiguïté.
L'homme aux clés d'or reste cependant un agréable divertissement et maintient jusqu'à la seconde finale le suspens de savoir comment le pauvre professeur va se venger, avec fausses pistes et rebondissements. Il faut quand même oublier la mise en scène plate de Léo Joannon qui n'arrange rien.
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vendredi 7 décembre 2012
jeudi 18 octobre 2012
Bon anniversaire à ... Georges Géret (1924-1996)
Une "gueule" qu'on connaît bien, qui fit les beaux jours du cinéma français dans les années 1960 et 1970 ! Après une première apparition au cinéma dans Le défroqué (1954), Georges Géret apparaît dans Weekend à Zuydcoot (1964), La métamorphose des cloportes et Paris brûle-t-il ?, comme tout le monde. Il est de Z chez Costa-Gravas et fait face à La fiancée du pirate en 1969. Il promène ensuite son visage reconnaissable dans une trentaine de films, dont L'amour en question, Flic ou voyou, où il se retrouve nu dans les rues de Nice à cause de Jean-Paul Belmondo, où Le guignolo (Quelle différence il y a entre un con et un voleur ? Un voleur de temps en temps, ça se repose !). Il est encore le commissaire Bouvard dans Pour cent briques t'as plus rien, et termine sa carrière au cinéma en même temps que Georges Lautner dans L'inconnu dans la maison, en 1992.
Né le 18 octobre 1924 à Lyon, Georges Géret aurait fêté aujourd'hui ses 88 ans !
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