Il fut l'un des grands seconds rôles du cinéma français, en même temps qu'un pilier du théâtre, Jean Debucourt était Sociétaire de la Comédie Française. Il promena sa belle allure et sa voix reconnaissable (la voix du Christ dans la série des Don Camillo, c'était lui !) au travers une centaine de films.
Son dernier rôle est modeste, à son image. Dans Maigret tend un piège (1958), il incarne le temps d'une courte scène le supérieur hiérarchique de Jean Gabin, confiant dans l'audacieux projet du célèbre commissaire. Avare de mots, il lui redonne pourtant tout son soutient et sa confiance. Jean Delannoy filme un Jean Debucourt âgé et un peu amaigri, mais qui n'a rien perdu de sa superbe. Il s'est éteint moins de deux mois après la sortie du film, en janvier 1958.
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mardi 2 octobre 2012
dimanche 23 septembre 2012
Le dernier rôle à l'écran de ... Fernandel !
Fernandel possède une des plus riches filmographies du cinéma français, et jouit d'un prestige important tout au long de sa vie - à juste titre. Après plus de 50 ans de carrière, un peu affaiblit par la maladie et par une décennie plus inégale en terme de bons films, il endossa une ultime fois le rôle d'un homme simple, dans sa Provence natale.
Échec à sa sortie, Heureux qui comme Ulysse (1970) est considéré par le biographe de Fernandel, Jacques Lorcey, comme un des dix meilleurs films de l'acteur ; j'avoue m'inscrire dans cette lignée et accorder une immense affection pour cette tendre histoire. A le revoir aujourd'hui, on est marqué par les premières paroles de la chanson de Georges Brassens "Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage, heureux qui comme Ulysse a vu cent paysages, et puis a retrouvé, après maintes traversées, le pays des vertes années". Conduisant son cheval à pied, à travers le pays de son enfance, vers un lieu de liberté pour qu'il finisse paisiblement sa vie, Fernandel conclut magnifiquement sa carrière. On ne peut s'empêcher d'y voir une métaphore de sa propre existence, elle-même jalonnée de cent paysages et de maintes traversées, avec cette "gueule de cheval" qui fit sa gloire.
Les derniers plans du film sont formidables : après avoir libéré son cheval au milieu des seins, Fernandel s'éloigne tout seul, distance la caméra. On ne peut imaginer qu'il s'agisse du dernier plan de sa carrière, il ne peut pas disparaître comme un cowboy solitaire dans un western. Alors qu'il entend un bruit, il se retourne, le visage sombre et voit apparaître son cheval, qui revient vers lui, comme pour le remercier. Heureux, le tout dernier plan de Fernandel au cinéma est un visage souriant, celui du comique populaire qu'il fut toute sa vie, regardant vers le ciel, apaisé et remercié par celui qu'il a aidé. On n'aurait pu lui souhaiter plus belle sortie.
Échec à sa sortie, Heureux qui comme Ulysse (1970) est considéré par le biographe de Fernandel, Jacques Lorcey, comme un des dix meilleurs films de l'acteur ; j'avoue m'inscrire dans cette lignée et accorder une immense affection pour cette tendre histoire. A le revoir aujourd'hui, on est marqué par les premières paroles de la chanson de Georges Brassens "Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage, heureux qui comme Ulysse a vu cent paysages, et puis a retrouvé, après maintes traversées, le pays des vertes années". Conduisant son cheval à pied, à travers le pays de son enfance, vers un lieu de liberté pour qu'il finisse paisiblement sa vie, Fernandel conclut magnifiquement sa carrière. On ne peut s'empêcher d'y voir une métaphore de sa propre existence, elle-même jalonnée de cent paysages et de maintes traversées, avec cette "gueule de cheval" qui fit sa gloire.
Les derniers plans du film sont formidables : après avoir libéré son cheval au milieu des seins, Fernandel s'éloigne tout seul, distance la caméra. On ne peut imaginer qu'il s'agisse du dernier plan de sa carrière, il ne peut pas disparaître comme un cowboy solitaire dans un western. Alors qu'il entend un bruit, il se retourne, le visage sombre et voit apparaître son cheval, qui revient vers lui, comme pour le remercier. Heureux, le tout dernier plan de Fernandel au cinéma est un visage souriant, celui du comique populaire qu'il fut toute sa vie, regardant vers le ciel, apaisé et remercié par celui qu'il a aidé. On n'aurait pu lui souhaiter plus belle sortie.
dimanche 16 septembre 2012
Le dernier rôle de ... Michel Simon !
Après avoir créé une catégorie Les débuts de ..., la logique voulait que je fasse la suite : le dernier rôle de ... Le premier de la liste sera Michel Simon, acteur incontournable du cinéma français, dont la vie privée suscite toujours les fantasmes et controverses, mais dont le formidable jeu d'acteur fait l'unanimité !
Après une très riche carrière au théâtre et au cinéma, il s'éteint à 80 ans en 1975, après un dernier rôle dans un film de Jean-Pierre Mocky. Dans L’ibis rouge, il campe un vieux marchand de journaux qui aime à s'accuser d'être l'étrangleur que toute la ville recherche. Plus cynique et corrosif que jamais, on se régale de ses dernières répliques sur grand écran, de voir sa vieille carcasse se trainer une ultime fois sur la pellicule d'un film. Sa dernière phrase : "Je suis l'étrangleur !", et ce plan (photo ci-dessous) sur son visage si particulier que personne ne peut oublier, presque face caméra.
Après une très riche carrière au théâtre et au cinéma, il s'éteint à 80 ans en 1975, après un dernier rôle dans un film de Jean-Pierre Mocky. Dans L’ibis rouge, il campe un vieux marchand de journaux qui aime à s'accuser d'être l'étrangleur que toute la ville recherche. Plus cynique et corrosif que jamais, on se régale de ses dernières répliques sur grand écran, de voir sa vieille carcasse se trainer une ultime fois sur la pellicule d'un film. Sa dernière phrase : "Je suis l'étrangleur !", et ce plan (photo ci-dessous) sur son visage si particulier que personne ne peut oublier, presque face caméra.
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