En quelques mots : Un énigmatique tueur de femme sévit dans Paris sans que la police ne possède la moindre piste. Le commissaire Maigret, pris à partie directement par l'assassin, le soupçonne d'être un orgueilleux et se décide à le provoquer en faisant arrêter un faux coupable pour que le vrai agisse à nouveau lors d'une reconstitution. Si il parvient à s'enfuir, un inspecteur observe l'étrange comportement d'une jeune femme...
Première adaptation d'un roman de Georges Simenon avec Jean Gabin dans le rôle du célèbre commissaire, ce film signé du sérieux réalisateur Jean Delannoy connut un très grand succès à sa sortie, à tel point que l'équipe fut presque obligée de rempiler pour un second épisode que j'ai déjà chroniqué sur ce blog, Maigret et l'affaire Saint-Fiacre. J'ai d'ailleurs, curieusement, préféré cette "suite" à ce piège tendu par un Maigret qui ne semble pas très concerné par son affaire. Il faut dire qu'elle n'est pas bien originale et qu'on découvre très vite de quoi il retourne. Les dernières séquences sont toutefois réussies, en cela qu'elles démontrent qu'un responsable n'est pas toujours le coupable, et inversement. Hélas, ce thème est aujourd'hui bien trop éculé pour être original et la mise en scène sage de Delannoy n'impose rien d'autre qu'un académisme parfois redoutable. Restent, heureusement, les savoureux dialogues de Michel Audiard, inspiré.
Pour autant, Maigret tend un piège n'est pas un mauvais film, je dirais même qu'il se suit très agréablement grâce aux comédiens, Gabin en tête. Annie Girardot est toujours très à l'aise, bien plus que Jean Desailly peu crédible en salaud au rire sadique (grotesque). Les seconds rôles, comme souvent, sont les meilleurs : Paulette Dubost en femme d'un boucher incarné par Alfred Adam, Lino Ventura en policier qui se fait mettre à terre en public par une femme (!), Jean Tissier que j'adore ou encore Jean Debucourt, dans son dernier rôle.
Tout ça plaira aux aficionados du commissaire de Simenon et aux amoureux des acteurs du cinéma français. Le DVD est disponible chez René Chateau, dans une bonne copie.
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samedi 17 novembre 2012
vendredi 14 septembre 2012
Les débuts à l'écran de ... Lino Ventura !
L'entrée fracassante de Lino Ventura dans le cinéma français appartient à la légende. Immigré italien, ancien lutteur professionnel, il devint grâce à un film, Touchez pas au grisbi de Jacques Becker (1954), l'un de ses acteurs les plus populaires pendant près de trois décennies.
Inconscient de ce qu'il devait faire, ou par provocation, il se permit d'abord de refuser le rôle - lui qui était si éloigné du cinéma - puis céda pour un cachet fort élevé. Il joua avec naturel, d'égal à égal avec celui qui ne l'impressionnait pas, Jean Gabin. Le jeune homme insista même pour le rencontrer dans sa loge avant le tournage, lequel se contenta de lui dire "Alors, à tout l'heure ?".
Impressionné par l'incroyable présence du jeune Lino Ventura, Jean Gabin déclara après sa rencontre "Il a une sacrée personnalité !". L'ancien lutteur, quand il apprit qu'il avait le rôle, rentra chez lui pour exprimer sa joie à sa femme Odette : "Tu te rends compte ? Je vais jouer avec Pépé le Moko !"
S'en suivirent les années de succès que l'on sait, les rôles marquants (pour certains devenus cultes) et une solide amitié entre Lino Ventura et "le vieux".
Inconscient de ce qu'il devait faire, ou par provocation, il se permit d'abord de refuser le rôle - lui qui était si éloigné du cinéma - puis céda pour un cachet fort élevé. Il joua avec naturel, d'égal à égal avec celui qui ne l'impressionnait pas, Jean Gabin. Le jeune homme insista même pour le rencontrer dans sa loge avant le tournage, lequel se contenta de lui dire "Alors, à tout l'heure ?".
Impressionné par l'incroyable présence du jeune Lino Ventura, Jean Gabin déclara après sa rencontre "Il a une sacrée personnalité !". L'ancien lutteur, quand il apprit qu'il avait le rôle, rentra chez lui pour exprimer sa joie à sa femme Odette : "Tu te rends compte ? Je vais jouer avec Pépé le Moko !"
S'en suivirent les années de succès que l'on sait, les rôles marquants (pour certains devenus cultes) et une solide amitié entre Lino Ventura et "le vieux".
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