Né le 14 septembre 1922, Michel Auclair aurait fêté aujourd'hui ses 90 ans !
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vendredi 14 septembre 2012
Bon anniversaire à ... Michel Auclair (1922-1988)
Un peu oublié de nos jours, Michel Auclair fut pourtant crédité au générique de plusieurs bons films, plusieurs décennies durant. On le retrouve ainsi en gigolo allemand dans Les maudits de René Clément, en frère de Josette Day dans La belle et la bête, en fils d'assassin dans Si Versailles m'était conté de Guitry, en fils dépensier dans Maigret et l'affaire Saint-Fiacre, en consul romain dans Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ et même en professeur face à Audrey Hepburn dans Drôle de frimousse.
lundi 10 septembre 2012
"MAIGRET ET L'AFFAIRE SAINT-FIACRE" (de Jean Delannoy, 1959)
En quelques mots : Le commissaire Maigret est appelé dans le village où il a passé son enfance car la châtelaine a reçu une menace de mort. Croyant plutôt à un mauvais plaisantin, la vieille dame est pourtant retrouvée morte le lendemain, dans les églises, sous les yeux du policier. Celui-ci commence alors son enquête, entre un curé qui en sait long, un fils dépensier et un secrétaire particulier bien étrange.
Jean Gabin endossait en 1959 le costume du célèbre commissaire de Georges Simenon pour la seconde fois, après Maigret tend un piège. Force est de constater l'efficacité de ce policier très classique sur la forme et le fond, où les personnages sont intéressants et l'intrigue menée jusqu'à son terme avec suspens. On retrouve avec plaisir Robert Hirsch en secrétaire particulier de la comtesse qui ne semble pas avoir l'esprit tranquille, interprété avec beaucoup d’ambiguïté ; Michel Auclair en jeune comte et fils à maman dépensier, dragueur et insolent ; Paul Frankeur en médecin de campagne bonhomme et pas très malin ; ainsi que des troisièmes couteaux du cinéma français, tels un Jacques Marin antipathique en chauffeur de madame, et Marcel Pérès en sacristain au regard sombre.
Quant à Jean Gabin, est-il besoin de préciser qu'il colle très bien au personnage de Simenon, bourru, silencieux, malin et un rien cynique.
Je n'ai pas encore vu le dernier Maigret avec Jean Gabin (réalisé par Gilles Grangier) mais il n'est plus dialogué par Michel Audiard qui, il faut l'avouer, fait beaucoup pour assurer l'intérêt dans cette enquête policière classique, avec ses dialogues précis et taillés sur mesure. La mise en scène de Jean Delannoy, qui semble l'homme idéal pour ce genre de film, est honnête, comme toujours, servie par une jolie photographie. La scène finale, autour d'une grande table, reste le meilleur moment du film.
N'étant pas spécialement un expert de Simenon et de Maigret, j'aimerais l'avis des amateurs/spécialistes sur son incarnation par Gabin et cette adaptation du roman au cinéma (peut-être différente des adaptations à la télévision ?).
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