Les internautes fidèles connaissent ma fascination pour l'actrice Micheline Francey, une des récurrentes du blog L'âge d'or du Cinéma Français. Son anniversaire de naissance est l'occasion pour moi d'y revenir à nouveau et de vous annoncer, si vous n'étiez pas encore au courant, que j'ai créé il y a quelques mois une page Facebook où il est possible de manifester son attachement à l'actrice, ainsi que de découvrir des photos de films (plus nombreuses que sur le présent blog) et des documents d'époque. N'hésitez pas à parcourir cette page et à y participer ! ... [Micheline Francey sur Facebook]
Un peu solitaire dans mon admiration, je me suis peiné de voir à quel point le souvenir de Micheline Francey est tombé dans l'oubli. Comme bien d'autres, il ne reste d'elle que quelques informations, quelques mots sur internet et des photos de ses films les plus célèbres. Alors, en bon historien, je cherche. A la manière d'Alain Corbin, je tente de découvrir un monde retrouvé de Micheline Francey qui, sait-on jamais, paraîtra peut-être un jour dans les librairies sous la forme d'une enquête biographique. Me rendre sur sa tombe en juillet dernier a été une épreuve ; non loin de Charpin et Ray Ventura, une petite sépulture abandonnée, sans fleurs ni souvenirs, rappelle que Micheline Francey s'est éteinte il y a plus de quarante ans.
Reconstituer sa filmographie n'est pas simple : outre les classiques, tels La charrette fantôme (Duvivier, 1939), Le corbeau (Clouzot, 1943) ou La cage aux rossignols (Dréville, 1945) et quelques ressorties occasionnelles, prétextes à célébrer un peu plus la gloire de Tino Rossi (Destins, 1946) ou Luis Mariano (Violettes impériales, 1952), il est difficile de se procurer des films intrigants ou qui jouissent déjà d'une bonne réputation (Monsieur La Souris, 1942). Alors il faut être patient ... ou insistant. C'est ce qui anime chaque jour des dizaines de passionnés de mon genre, garants de la mémoire d'un acteur ou d'une actrice, qui s'efforcent de faire connaître leurs carrières, parfois passées dans l'ombre. Mais où est l'ombre ? Où est la lumière ?
En quelques mots : André Cartier, célèbre chanteur qui a fait fortune aux Etats-Unis, revient en France et entame un tour de chant dans une grande salle parisienne. Au même moment, Fred, son frère jumeau sort de prison et, face à la pression de son intrigante fiancée, décide d'obtenir de l'argent de son richissime frère. D'abord conciliant, le chanteur cède puis refuse de payer.
D'emblée, je dois préciser que cet achat chez René Chateau n'est motivé que par la présence de Micheline Francey au générique et par la curiosité de voir Tino Rossi faire l'acteur devant la caméra. Destins lui est tout entier dévoué et n'est qu'un prétexte à contenter les aficionados du chanteur, qui enchaîne cinq ou six chansons, dont son célèbre Petit Papa Noël. L'histoire se résume à une classique rivalité entre frères jumeaux (quelques séquences réussies par ailleurs) et à un enlèvement convenu, servis par une mise en scène pantouflarde de Richard Pottier, qui n'a d'autre choix que de subir l'omniprésence de sa vedette. Le projet est tellement peu crédible que personne ne s'embarrasse, par exemple, de cette interminable scène de chanson dans un parc, où plusieurs midinettes entonnent Y'a d'l'amour, en marge de l'histoire, de toute cohérence scénaristique. Seule la version live de Petit Papa Noël (que l'on entend quand même trois fois dans le film !), mélancolique, reste appréciable aujourd'hui.
Du reste, Destins se suit quand même sans déplaisir. Tino Rossi assure correctement son double rôle, sans éclat mais avec sa présence habituelle. Les seconds rôles ne sont pas gâtés par la faiblesse du scénario mais je retrouve avec plaisir Micheline Francey en secrétaire fidèle - ainsi que son fils Thierry qui interprète le petit Jackie - et Mila Parély, seul rôle un peu intéressant, en garce manipulatrice et intéressée. A noter également, la jolie composition de Armand Bernard, en imprésario au bord de la crise de nerf. A réserver principalement aux inconditionnels de Tino Rossi.
En quelques mots : En Espagne, lors d'une halte à Grenade, la belle Eugénie se faire dire la bonne aventure par une gitane du nom de Violetta. Celle-ci lui prédit un destin royal. De fait, lors d'un voyage en France, Eugénie devient l'épouse de l'empereur Napoléon III. Son cousin Juan, coureur souriant et beau parleur, tombe amoureux de Violetta lorsque celle-ci arrive en France.
Alors, je vous entends d'ici, vous allez me dire "Qu'est-ce que c'est que ça ? Il nous parle de Louis Jouvet, Jean Gabin, vénère Pierre Fresnay et voilà qu'on se retrouve avec une bluette musicale de Luis Mariano !" Certes, vous n'auriez pas tort. Mais que ne ferait-on pas pour la belle Micheline Francey ? C'est bien elle, en effet, dans un petit rôle, qui a guidé ce visionnage (et même cet achat ...). Hélas pour l'inconditionnel que je suis, elle n'apparaît pas très longtemps à l'écran, juste le temps de servir d'esclave à Luis Mariano et de se faire promettre un éphémère rendez-vous galant qui n'aura probablement jamais lieu. Quel goujaterie !
Au delà de ça, regarder Violettes impériales un soir, après une dure semaine de travail (ça doit bien arriver à quelques uns d'entre vous) n'est pas désagréable puisqu'on rigole du début à la fin. Il faut quand même voir Luis Mariano chanter une sérénade romantique à cheval, galopant derrière une calèche sur les routes d'Espagne, avec un immense sourire qui masque, tout au long du film, son terrible jeu d'acteur. Prétexte à entendre quelques jolies chansons de l'idole, selon les goûts, cette comédie romantique a des qualités dans les décors, les costumes et la mise en scène honnête de Richard Pottier. Simone Vallère en impératrice n'est pas ridicule, ni moins que Carmen Sevilla en gitane de cinéma. Tout pourrait en faire en nanar mais au final cette désuétude assumée est sympathique.
Regrettons juste que ça ne soit pas à la belle Micheline Francey que Luis Mariano chante (deux fois !) que L'amour est un bouquet de violettes ...
En quelques mots : Stanislas-Octave Seminario (P. Meurisse), dit SOS, retrouve la famille Pescara, à son retour d'Afrique. Il découvre, par l'intermédiaire de la jolie Muriel (M. Francey), que la famille reçoit depuis plus d'un an des lettres anonymes de menaces. Il mène tranquillement son enquête jusqu'au jour où le fils de la famille, Charles, meurt dans d'étranges circonstances, non sans lui avoir révélé un certain nombre d'éléments.
Les droits de La dame d'onze heures semblent bloqués à l'heure où j'écris cet article, et il est impossible de le voir en DVD, ni même à la télévision. Seules quelques copies VHS trainent sur le net, vendues à prix d'or. Ce constat est bien triste, tant ce film mérite d'être redécouvert par le plus grand nombre, tant il s'inscrit dans une excellente tradition de film policier français, agrémenté d'une mise en scène particulièrement efficace.
D'emblée, il y a de quoi faire envie : Paul Meurisse en tête d'affiche, c'est l'assurance d'un premier rôle de choix, et quelle joie de voir au générique les excellents Pierre Renoir, Jean Tissier et Jean Brochard, merveilleux seconds rôles ; Gilbert Gil en fils à papa qui mène son enquête, et bien sûr la magnifique Micheline Francey dont je me fais, depuis les débuts de ce blog, l'ardent défenseur.
Ce petit monde se retrouve au centre d'une étrange affaire policière, menée de main de maître par Paul Meurisse, où les membres de la famille Pescara semblent les proies de graves menaces. L'ouverture du film est absolument notable : elle montre en plans très rapides les grandes étapes du film, brouillant les pistes sans ne donner aucun indice, mais elle met en appétit en présentant les personnages, tirés par les ficelles d'une main (celle du diable ?). Une sorte de bande-annonce du film. L'originalité vient de son montage - normal puis inversé - que l'on voit assez rarement en introduction d'un film policier (les metteurs en scène préfèrent la plupart du temps un meurtre avec des plans sur une main, des pieds ...). Jean Devaivre, qui fut un excellent assistant-réalisateur pendant l'Occupation, notamment auprès de Maurice Tourneur ou Richard Pottier, s'impose ici comme un très bon metteur en scène. A plusieurs reprises, il utilise ses acteurs et sa caméra de telle manière que l'on pense qu'ils s'adressent à nous - à tort : ainsi de la lettre anonyme où Pierre Renoir parle à la caméra - en réalité subjective -, du dossier ouvert par Paul Meurisse où les témoins de l'affaire parlent face caméra.
L'enquête est banale et pas franchement intéressante, le dénouement attendu ... et pourtant, impossible de décrocher. Jean-Paul Le Chanois signe un scénario et des dialogues qui permettent à Jean Devaivre d'en faire ce qu'il veut - est-ce ainsi que l'on reconnait un auteur ? -, avec une mise en scène enlevée, un rythme rapide et des acteurs à leurs aises (Jean Tissier pourrait agacer, car il en fait des tonnes comme toujours, mais il contribue ainsi à créer le mystère autour de son personnage).
Le rythme faiblit légèrement dans la dernière partie du film, qui devient tout à coup conventionnelle - comme si Devaivre voulait à tout prix offrir une fin classique à son film -, quoiqu'il n'y a aucune fioriture lors de la dernière séquence, tout ce qui doit se passer après est parsemé dans diverses séquences pendant le film (histoire d'amour ...).
Je vous présente ici un extrait vidéo, comme la plupart du temps quand je peux le faire, avec cette particularité qu'il s'agit là de l'ouverture dont j'ai parlé plus haut. J'ose ainsi espérer vous donner envie de voir la suite ...
J'avais évoqué dès le début de ce blog ma grande admiration pour Micheline Francey, que j'évoque dès que l'occasion s'y prête. J'avais loué dans un précédent article la beauté envoutante et fascinante de la belle actrice dans le film de Julien Duvivier, La charrette fantôme (1939) avec Pierre Fresney et Louis Jouvet. Et bien voici un extrait vidéo d'une des plus belles scènes du film, où Micheline Francey (Sœur Édith) entre dans un troquet malfamé pour rechercher une âme égarée. Si elle ne la trouve pas, elle en conquiert une autre, après s'être fait gratuitement jeter un verre au visage.
En quelques mots : Rémy Germain, médecin d'une petite ville de province, est la victime calomnieuse d'un corbeau qui, dans une série de lettres aux habitants, l'accuse d'adultère et de pratiquer l'avortement clandestin. Quand un malade, atteint d'un cancer, reçoit une lettre et se suicide, le climat de tension dégénère et la foule se cherche un coupable.
Le Corbeau de Henri-Georges Clouzot inaugure ma série de films étiquetée "Chef d’œuvre". Bien sûr, tout a été dit sur ce film majeur du cinéma français, sur son climat lourd, sur son contexte de production et sur les répercussions qui suivirent. Réalisé en pleine Occupation et produit par la Continental Films (dirigée par les Allemands), le film fut malmené par les mouvances catholiques qui jugeaient le héros trop ambigüe (d'autant plus qu'il se déclare athée et qu'il ne va pas à la messe), et par les communistes qui voyaient dans cette représentation de la société française une volonté de salir le pays et ses chers citoyens. Clouzot fut trainé dans la boue et frappé d'une interdiction d'exercer son métier de metteur en scène (qui fut levée dès 1947, avec le génial Quai des orfèvres), tout comme Pierre Fresnay qui écopa de quelques semaines de prison.
Mais il est toujours bon de rappeler les autres atouts de ce film, à commencer par son casting. Outre le grand Pierre Fresnay (on aura compris qu'il s'agit d'un des acteurs "cultes" du blog) et Ginette Leclerc, on retrouve la sublime Micheline Francey (autre actrice "culte") et une belle galerie de seconds rôles, tels que Noël Roquevert en instituteur manchot, Pierre Larquey en doyen de médecine, Pierre Bertin en sous-préfet (idéal dès qu'il s'agit de faire un discours pompeux !), Louis Seigner et Jean Brochard en médecins et Sylvie en mère vengeresse.
L'ouverture du film sur Pierre Fresnay, les mains ensanglantées, expliquant laconiquement à une vieille femme que sa fille a perdu son bébé mais qu'il ne faut pas pleurer puisqu'elle est vivante, est impressionnante de froideur. Ce héros sombre et solitaire, au passé tragique, ne provoque aucune empathie, même quand il est au fond du trou. Aucun personnage d'ailleurs, si ce n'est les deux femmes interprétées par Ginette Leclerc (boiteuse) et Micheline Francey (malheureuse dans son couple). On peut comprendre qu'en temps de guerre, ce film montrant les habitants d'un village français de manière aussi noire, a pu choquer.
Le corbeau dénonce toutes les vérités cachées, mêmes les pires, et créer un climat de tension dans le village, où les habitants cherchent à protéger leur petit confort sans se faire éclabousser. En cela, le film de Clouzot reste un cruel reflet de la trouble époque du milieu des années 40 où la délation fit les ravages que l'on sait, et montre en pleine guerre le vrai visage des français, celui que l'on tenta d'oublier après l’Épuration pour ne pas diviser le pays. Le Corbeau était donc condamné dans tous les cas, et le prétexte d'une production Continental servit à lui faire porter des chapeaux qu'il n'avait pas.
Une scène est particulièrement admirable, et je vous propose de la revoir en vidéo ci-dessous ; un échange entre Pierre Fresnay et Pierre Larquey (peut-être le meilleur rôle du film !) sur la limite entre le bien et le mal, les dérives de la délation. Certaines phrases, telle que "Vous croyez que les gens sont tout bon ou tout mauvais, vous croyez que le bien c'est la lumière et que l'ombre c'est le mal mais ... où est l'ombre, où est la lumière ? Où la frontière du mal ?" peut s'entendre comme une justification de la Collaboration avec l'ennemi (ce qui fut reproché à Clouzot) ou comme une dénonciation virulente de la société française sous l'Occupation.
Le Corbeau, film mal aimé après sa sortie, n'a pas démérité son statut de chef d’œuvre du cinéma français et n'a rien perdu de son pouvoir ; sa violence à l'égard des Hommes, de leur comportement en temps troublé, est intemporelle en même temps qu'un formidable témoignage de son époque.
En quelques mots : Clément Mathieu (Noël-Noël), au chômage, rêve de faire publier son livre "La cage aux rossignols" dans un grand journal. Aidé par un ami, il survit grâce à des petits boulots qui lui font perdre toute crédibilité auprès de la mère de Micheline, sa fiancée (Micheline Francey), celle-là même qu'il avait rencontré lorsqu'il était surveillant dans un internat de jeunes garçons.
Tourné alors que la guerre en Europe n'était pas encore terminée, La cage aux rossignols semblait être un projet qui tenait à cœur à Noël-Noël, qui se chargea - outre le rôle principal - de l'adaptation, du scénario et des dialogues. On sent dès son apparition toute la sympathie de son personnage, un rien lunaire, lointain cousin (un peu plus débraillé) des personnages comiques interprétés par Alec Guinness à la même époque (je pense particulièrement à L'homme au complet blanc de Alexander Mackendrick). L'introduction de l'histoire est d'ailleurs assez longue et il faut presque 30 minutes avant d'arriver à l'internat. L'occasion toutefois de présentations avec la belle Micheline Francey, dont on sait que je l'adore, et de quelques scènes où l'on suit les pérégrinations malchanceuses de Noël-Noël, qui ne parvient pas à faire publier son livre. Celui-ci s'ouvre alors dans un long flashback où l'on découvre que Clément Mathieu fut pion dans un internat de jeunes garçons, souvent orphelins.
Difficile, même si on aimerait le faire, d'éluder les nombreuses ressemblances avec le remake de Christophe Barratier (Les choristes, 2004) tant elles sont nombreuses et horrifiantes. En effet, il semblerait que le jeune réalisateur se soit contenté de littéralement recopier (parfois mot pour mot !) le script de son aîné. Ainsi des décors (la salle de classe, les escaliers, l'infirmerie), des gags récurrents (le squelette) et des scènes importantes (l'arrivée, l'accident, la visite de la chorale, l'incendie ...). Seules les séquences de début et de fin sont différentes, la version originale étant légèrement plus optimiste. Ainsi, ce long flashback qui sert de colonne vertébrale au film n'est pas toujours le plus important, et il est intéressant de voir à quel point le scénario est épuré de tout superflu. La fin, un poil trop heureuse, laisse un agréable souvenir et il n'est pas dur de comprendre pourquoi le film fut un immense succès populaire à sa sortie.
Noël-Noël est idéal dans son rôle (qu'il s'est écrit sur mesure) de gentil amoureux aux idées neuves, et s'oppose dans de jolies scènes à René Blancard, le sévère directeur. Difficile d'ailleurs d'exister face à lui - si ce n'est René Génin, le père Maxence, à qui Clément Mathieu déclare dans le film "Vous ressemblez à l'acteur René Génin" ! - et Micheline Francey est vite reléguée au rang de second couteau (et de voix off, ce qui est une très bonne idée). On redécouvre ce sympathique film avec beaucoup de plaisir, d'autant plus accentué que la mise en scène de Jean Dréville tient largement la route.
Tourné et distribué à la fin de la guerre, les thèmes reliés à la délation, l'autorité punitive et l'enfermement résonnent d'autant plus fortement dans cette Cage aux rossignols.
Note : Il m'est impossible, pour le moment, de vous proposer un extrait vidéo, puisque Gaumont, propriétaire des droits d'auteurs, l'interdit. Le DVD est disponible sur Amazon pour moins de 10€.
Plus que les colères et l'insolence de Pierre Fresnay, que j'adore, plus que les boniments sarcastiques de Louis Jouvet, et plus encore que la solide mise en scène de Julien Duvivier, c'est des regards angéliques de Micheline Francey que je me souviens quand je pense à La Charrette fantôme (1939).
Cette très belle actrice, un peu oubliée, à la carrière assez inégale - bien qu'on y compte quelques classiques - resplendit dans ce film aux accents fantastiques en incarnant la pureté même, en la personne d'une sœur de l'Armée du Salut, qui s'use la santé et l'âme à vouloir ramener dans le droit chemin un pauvre diable incarné par Fresnay. L'occasion d'un rôle où Micheline Francey apparaît, aidée par la très belle photographie de Jules Kruger, comme une apparition divine, éclipsant de sa présence les charismatiques Fresney et Jouvet.
Je n'oublierai jamais une des scènes du film où Sœur Édith se rend dans une taverne, insalubre et fréquentée par tous les diables du village, pour y retrouver la trace de l'homme qu'elle veut aider. Devant une table et trois hommes avinés, elle tente d'obtenir sa réponse quand un poivrot lui jette son verre un visage, sans raison. Impassible et lumineuse, elle ne dit rien. Le tavernier, comme s'il avait eu une apparition, en restera marqué.