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jeudi 10 janvier 2013

Bon anniversaire à ... Paul Mercey (1923-1988)

Figure incontournable du cinéma populaire français, Paul Mercey a inscrit son nom à près de 150 films et téléfilms, parmi lesquels des rôles que personne ne peut oublier. Son rôle le plus marquant ne serait-il pas muet ? Il était, en effet, le Big Moustache de La Grande Vadrouille (G. Oury, 1966) !



Dès lors, il suffit de jeter un coup d'oeil à sa filmographie pour s'apercevoir de l'étendue des rôles que nous connaissons de lui : figurant dans les années 1950, il est le marchand de poissons dans Un singe en hiver (1961), le patron du bowling qui se fait dessouder dans Les tontons flingueurs (1963), Monsieur Pellot, le maçon dans Le Tatoué (1968), le gros tas que Belmondo croise tous les matins dans l'escalier dans Le Cerveau (1968), le curé farceur qui grimace face à Louis de Funès dans Le gendarme en balade (1970), l'automobiliste râleur des Aventures de Rabbi Jacob (1973), l'homme dont la femme accouche dans Mais où est donc passée la 7ème compagnie ? (1973). Français moyen ? Toujours est-il qu'il fut, à l'instar de Moustache ou Jacques Marin un des français de Hollywood, pour Frankenheimer dans French Connection 2 (1975) et un paysan dans un des très grands films de Stanley Donen, Voyage à deux (1967).

Laissons à Louis de Funès/Victor Pivert le mot de la fin : C'est propre, c'est net, c'est silencieux, y'a pas de fumée, c'est un français !

Paul Mercey aurait fêté aujourd'hui ses 90 ans !

samedi 11 août 2012

"LES VIEUX DE LA VIEILLE" (de Gilles Grangier, 1960)

En quelques mots : Deux vieux amis (J. Gabin, Noël-Noël) coulent des jours paisibles dans un village de Vendée, où ils passent leurs journées à boire et râler contre la Terre entière. Lorsqu'un troisième luron les rejoint (P. Fresnay), ils décident de partir finir leurs jours dans une maison de retraite où l'on prendra soin d'eux.

Je n'avais qu'un très vieux souvenir de ce film, que j'avais dû voir lorsque j'avais une dizaine d'années, et je ne me souvenais que de Jean Gabin (le seul acteur que je connaissais) et de ... Paul Mercey (grâce aux films de Louis de Funès !). Que reste-t-il aujourd'hui des Vieux de la vieille, dont les trois représentants ornent la bannière de ce blog depuis quelques jours ?

Des dialogues avant tout, et j'oserai même dire que c'est à peu près tout, tant le jeu des acteurs - pourtant brillants - est démodé et exagéré, et la mise en scène conventionnelle. J'avais oublié les terribles accents campagnards des personnages principaux, qui exaspèrent plus qu'ils n'amusent (guère plus de quelques scènes). Passent encore l'abattage de Jean Gabin et Noël-Noël, c'est surtout Pierre Fresnay qui ne trouve jamais sa place, peu convaincant en plouc râleur, bien qu'il lance à un chauffeur de bus la meilleure réplique du film :

"Si vous y allez aussi vite que j'vous emmerde, pour une fois vous serez en avance sur l'horaire !" (Pierre Fresnay)

Quelques bonnes séquences comiques sauvent le film, notamment un arrêt pinard et souvenirs dans un cimetière, où les trois compères ont fort à faire avec Robert Dalban, le fossoyeur, ou l'enfer qu'ils vivent dans la maison de retraite, agissant comme des collégiens qui veulent faire le mur. Les scènes répétitives de bagarres et d'engueulades fatiguent vite, tout comme le périple à pieds, assez mollasson. Reste une gentille comédie réunissant trois grandes figures du cinéma populaire de l'entre-deux guerres, derniers tours de piste de Pierre Fresnay et Noël-Noël.


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