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vendredi 4 janvier 2013

Bon anniversaire à ... Robert Lamoureux (1920-2011)



Auteur prolifique et humoriste dont les textes ne vieillissent pas tellement, Robert Lamoureux laisse une oeuvre de cinéma plus inégale. Romantique dans les années 1960 (Ravissante, La Brune que voilà), il s'adonne au comique militaire tombé un peu un désuétude depuis la fin de la guerre dans les années 1970 : outre Opération Lady Marlène (photo du tournage), il reste lié aux succès de Mais où est donc passée la 7ème compagnie ?, On a retrouvé la 7ème compagnie et La septième compagnie au clair de lune. Après Papa, maman, la bonne et moi (et sa suite), il fut un adorable Arsène Lupin chez Jacques Becker et Yves Robert, et un amusant Latude dans Si Paris nous était conté de Sacha Guitry.

Robert Lamoureux aurait fêté aujourd'hui ses 93 ans !

vendredi 21 décembre 2012

"SI PARIS NOUS ÉTAIT CONTÉ" (de Sacha Guitry, 1956)

En quelques mots : Las des vieux livres d'Histoire fait de suppositions, des étudiants demandant à un vieux professeur de leur raconter l'Histoire de Paris avec ses souvenirs et ses yeux contemporains. Comme ils reviennent, il leur conte les aventures de la capitale française, des Rois médiévaux à la Libération de Paris en 1944.

De retour de quelques jours passés à visiter le Paris des Rois de France, je n'ai pu que constater l'omniprésence dans les boutiques de souvenirs des derniers films historiques de Sacha Guitry sur Versailles, Napoléon et Paris. Référence s'il en est, Si Paris nous était conté impressionne toujours par son formidable casting de stars et son ambition de retracer en deux petites heures plusieurs siècles d'histoire d'une des capitales les plus importantes du monde. Pari insurmontable me direz vous et vous n'auriez que trop raison ! Bien que l'ouverture soit très amusante avec un vieux Sacha Guitry qui se joue des historiens et de leur Histoire - riant même dès lors qu'on évoque la francisque ... - et se propose de raconter à des étudiants Paris telle qu'il la voit à travers des souvenirs et des anecdotes. L'Histoire anecdotique est dangereuse car réductrice mais elle est toujours matière à assurer un très bon divertissement de cinéma. Hélas, comme avec son Si Versailles m'était conté trois ans plus tôt, Sacha Guitry se prend les pieds dans le tapis de l'académisme ronronnant et de l'Histoire à deux balles pour ne laisser place rapidement qu'à un véritable ennui - où les deux petites heures du film deviennent subitement très longues !

Au milieu de longues séquences de dialogues inventés, parfois inspirés, on peut s'amuser à retrouver Jean Marais en François Ier qui ne pense qu'à faire l'amour (comme son Louis XV à Versailles en 1954 !), Robert Lamoureux en Latude, célèbre prisonnier de la Bastille qui s'évada plusieurs fois (dont on peut encore admirer l'échelle de corde au Musée Carnavalet à Paris), Michèle Morgan en Gabrielle d'Estrées (maîtresse de Henri IV) dans un très beau dialogue avec Jean Martinelli et bien sûr Sacha Guitry en Louis XI qui s'offre le très beau rôle d'un Roi important mais méconnu. Les plus tolérants y ajouteront Gérard Philipe en troubadour qui revient à toutes les époques pour nous conter fleurette plus que Paris. Il faut reconnaître d'ailleurs que la ville n'est qu'un prétexte à évoquer quelques pages de l'Histoire de France qui n'ont parfois pas grand rapport (le procès de Marie-Antoinette, le bal de Napoléon III et Eugénie). Restent quelques idées de mise en scène, comme les différentes entrées militaires en plan séquence, ou de scénario, à l'image un peu trop voyante d'une taverne pendant la guerre de cent ans où rôde déjà le marché noir ...



Un Si Paris nous était conté tout aussi décevant que son précédent versaillais pour ma part, que je n'ai pas pris grand plaisir à découvrir. Il peut servir, à la rigueur, de grand Qui est-ce ? du cinéma français des années 1950.

samedi 24 novembre 2012

"SIGNÉ ARSÈNE LUPIN" (de Yves Robert, 1959)



En quelques mots : Alors que la Première Guerre Mondiale est terminée et qu'il récupère de ses blessures dans un hôpital militaire, Arsène Lupin est approché par un homme qui lui propose de rependre du service, en l'occurrence de cambrioler une riche maison à Enghien. Doublé sur cette affaire, Lupin assiste impuissant à un deuxième méfait où le voleur usurpe son identité !

Qui n'a jamais rêvé d'être Arsène Lupin ? Comme beaucoup de petits garçons probablement, je lisais les aventures du célèbre héros de Maurice Leblanc en rêvant de me glisser la nuit venue dans une quelconque maison bourgeoise pour y dérober une toile de maître en laissant un bouquet de fleurs sur le piano de la propriétaire. A défaut d'exaucer les rêves de mes dix ans, je me contentais de regarder les énièmes rediffusions télévisées des aventures d'Arsène Lupin sous les traits de Georges Descrières en imaginant ma chambre comme le repère secret du cambrioleur magnifique.

Les années passent mais les idoles restent ! Et quelle joie de découvrir cette version cinéma avec un Robert Lamoureux absolument parfait pour ce rôle, mêlant grâce, élégance, humour et efficacité à l'action dans une charmante histoire de chasse au trésor. Qu'importent les incohérences et les séquences improbables si la légèreté l'emporte et le plaisir avec. A la poursuite du trésor des ducs de Bourgogne, Arsène Lupin n'admet autre chose sur son visage qu'un sourire et ne désarme jamais de ruse pour arriver à ses fins, quitte à rouler un jeune journaliste (Roger Dumas) et se venger d'un ancien associé (Yves Robert). Aidé par Jacques Dufilho et surveillé par Robert Dalban, Robert Lamoureux virevolte avec autant d'aise que son avion et nous régale d'une heure et demi d'aventures à travers la France et l'Italie. Après Les aventures d'Arsène Lupin (1957) sous la direction de Jacques Becker, c'est la dernière fois qu'il endosse ce rôle à l'écran. Il nous est largement permis de le regretter !


En témoigne l'inscription qu'il laisse en prison avant de s'évader, Arsène Lupin, bon prince, ne s'envole pas avec tout le trésor de la Toison d'Or mais en laisse une partie au gouvernement français. A l'heure de la "règle d'or", voici peut-être une nouvelle solution pour notre République qui décidément n'a vraiment plus rien à craindre d'Arsène Lupin aujourd'hui !
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