En quelques mots : Bertrand Barabi (H. Guybet) est professeur auxiliaire de français et surveillant dans un lycée de province. Méprisé par sa hiérarchie, et la femme dont il est amoureux et chahuté par ses élèves, il n'en rêve pas moins de grande littérature et écrit une nouvelle qu'il propose, sans succès, au cercle littéraire de sa ville. La mère d'un de ses élèves (C. Jade) l'encourage toutefois à continuer, et à en faire un roman.
Je n'avais jamais vu ce film dont j'avais beaucoup entendu parler, et j'ai cru rester sur ma (maigre) faim dès les premiers instants, assez plats, pour ne pas dire banals quand on a vu quelques fois Les Sous-doués (1980). Petit à petit pourtant, le film prend sa vitesse de croisière, et on commence à s'attacher aux personnages : Claude Piéplu campe un formidable "censeur" (qui aujourd'hui pourrait imaginer qu'un tel métier puisse exister dans un établissement scolaire ?), Michel Galabru amuse en inspecteur d'académie chahuté par toutes les classes, la jolie Maureen Kerwin fait la potiche inaccessible, Bernard Musson le littéraire bègue et Claude Dauphin, dont c'est le dernier rôle à l'écran, un écrivain de très grande renommée. Henri Guybet est inhabituel dans ce rôle de surveillant timide et souriant, mais il n'a aucun mal à convaincre, et ce film restera, je pense, un de ses meilleurs rôles.
Du reste, ce n'est pas un grand film, entre mise en scène hasardeuse (pourtant quelques scènes très réussies) et histoire difficilement crédible, mais il reste tout à fait sympathique à visionner. Le plus frappant reste ses larges similitudes avec La cage aux rossignols (1945) de Jean Dréville, avec Noël-Noël en vedette : l'histoire d'un surveillant se rêvant grand écrivain, qui raconte son histoire pour en faire un succès littéraire, tombant amoureux de la mère d'un élève (avec un final en mariage entouré des enfants), écrivant la nuit quand il surveille l'internat et faisant jouer ses élèves dans un spectacle. Si ce n'est un plagiat, c'est un hommage, mais dans tous les cas, il semblerait que le gros succès de 1945 soit une source d'inspiration évidente de ce film.
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mardi 16 octobre 2012
mardi 4 septembre 2012
Vision du futur de ... 1981 !
La redécouverte récente de l'étonnante série télévisée de Noël-Noël, Le voyageur des siècles (1971), réalisée par Jean Dréville, offre un petit moment d'humour du futur dans le prologue "L'étrange disparition de Philippe d'Audigné" !
On y voit tout d'abord Roland Giraud dans l'un de ses premiers rôles à la télévision, en présentateur télé (speaker), rare personne a avoir interviewé Philippe d'Audigné.
Un peu plus loin, c'est le véritable Georges de Caunes qui apparaît dans le poste de télévision du futur (en fait une projection sans toile) pour annoncer qu'une cinquième chaîne existe, que Georges Brassens vient d'être reçu à l'Académie Française et Jean Marais à la Comédie Française ! Qui aurait pu se douter que dans la véritable année 1981 (dix après le tournage de cette mini-série), Georges de Caunes serait réellement présentateur sur la cinquième chaine ?
Extrait audio : "Le vénéré doyen Jean Marais"
On y voit tout d'abord Roland Giraud dans l'un de ses premiers rôles à la télévision, en présentateur télé (speaker), rare personne a avoir interviewé Philippe d'Audigné.
Un peu plus loin, c'est le véritable Georges de Caunes qui apparaît dans le poste de télévision du futur (en fait une projection sans toile) pour annoncer qu'une cinquième chaîne existe, que Georges Brassens vient d'être reçu à l'Académie Française et Jean Marais à la Comédie Française ! Qui aurait pu se douter que dans la véritable année 1981 (dix après le tournage de cette mini-série), Georges de Caunes serait réellement présentateur sur la cinquième chaine ?
Extrait audio : "Le vénéré doyen Jean Marais"
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