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mercredi 24 octobre 2012
lundi 1 octobre 2012
L'intégrale Jacques Becker au cinéma, à Nantes !
En octobre, tous les fans de Jacques Becker n'auront qu'un seul lieu pour se retrouver, et pas n'importe lequel : Le Cinématographe, à Nantes ! Ce très joli cinéma de quartier, qui passe tous les jours des classiques du cinéma mondial, propose une rétrospective intégrale des films du célèbre réalisateur français.
Du 3 au 23 octobre 2012, régalez vous à retrouver quasi tous les soirs des films de Jacques Becker, dont certains en réédition, dont Ali Baba et les 40 voleurs, Le Trou, Casque d'or ou Goupi Mains Rouges.
Je n'habite (hélas) pas à Nantes et, bien que n'étant pas spécialement loin, je ne pourrai probablement pas assister à ces séances alléchantes. Si certains visiteurs ou lecteurs de ce blog y vont, qu'ils n'hésitent pas à nous rapporter leurs impressions sur leur expérience !
>> Découvrez toute la programmation de l'intégrale Jacques Becker sur le site du Cinématographe.
Du 3 au 23 octobre 2012, régalez vous à retrouver quasi tous les soirs des films de Jacques Becker, dont certains en réédition, dont Ali Baba et les 40 voleurs, Le Trou, Casque d'or ou Goupi Mains Rouges.
Je n'habite (hélas) pas à Nantes et, bien que n'étant pas spécialement loin, je ne pourrai probablement pas assister à ces séances alléchantes. Si certains visiteurs ou lecteurs de ce blog y vont, qu'ils n'hésitent pas à nous rapporter leurs impressions sur leur expérience !
>> Découvrez toute la programmation de l'intégrale Jacques Becker sur le site du Cinématographe.
samedi 15 septembre 2012
Bon anniversaire à ... Jean et Jacques !
Coïncidence amusante, deux des plus importants réalisateurs de l'âge d'or du cinéma français, Jean Renoir (1894-1979) et Jacques Becker (1906-1960), sont nés le même jour, à quelques années d'intervalle !
Le premier, fils du célèbre peintre impressionniste, entama une carrière dans le cinéma dès les années 1920 et se lia d'amitié avec le second, auquel il proposa d'être l'assistant réalisateur de ses films. Jacques Becker apprit donc son métier sur le tournage de Boudu sauvé des eaux, La vie est à nous, Les bas-fonds et La grande illusion entre autres. Il atteint l'apogée de sa carrière dans les années 1950 (avec Casque d'or, Touchez pas au grisbi), qui marquent aussi la fin de carrière de Jean Renoir. Ils tournent leurs derniers films à la même époque, au début des années 1960 (Le trou, pour Jacques Becker, et Le caporal épinglé pour Jean Renoir).
Jacques Becker et Jean Renoir, malgré des carrières distinctes, ont été considérés chacun à leur manière comme des pères fondateurs de la Nouvelle Vague.
Le premier, fils du célèbre peintre impressionniste, entama une carrière dans le cinéma dès les années 1920 et se lia d'amitié avec le second, auquel il proposa d'être l'assistant réalisateur de ses films. Jacques Becker apprit donc son métier sur le tournage de Boudu sauvé des eaux, La vie est à nous, Les bas-fonds et La grande illusion entre autres. Il atteint l'apogée de sa carrière dans les années 1950 (avec Casque d'or, Touchez pas au grisbi), qui marquent aussi la fin de carrière de Jean Renoir. Ils tournent leurs derniers films à la même époque, au début des années 1960 (Le trou, pour Jacques Becker, et Le caporal épinglé pour Jean Renoir).
Jacques Becker et Jean Renoir, malgré des carrières distinctes, ont été considérés chacun à leur manière comme des pères fondateurs de la Nouvelle Vague.
Aujourd'hui, Jean Renoir aurait fêté ses 118 ans, Jacques Becker ses 106 ans !
vendredi 10 août 2012
Gérard Hernandez en taulard dans "Le trou" (1960)
Dans la série des débuts à l'écran d'acteurs dont tout le monde connait le visage (mais pas forcément le nom), voici un des premiers rôles de Gérard Hernandez au cinéma. Dans Le trou, de Jacques Becker (1960), il incarne lors d'une courte scène un taulard venu se faire soigner de quelques maladies vénériennes à l'infirmerie. Il se retrouve aux prises avec Raymond Meunier, qui lui prodigue pourtant de précieux conseils.
mardi 31 juillet 2012
"LE TROU" (de Jacques Becker, 1960)
En quelques mots : Un jeune homme, emprisonné à la prison de la Santé pour un différent conjugal, se retrouve à cohabiter avec quatre détenus sur le point de s'évader. D'abord réticents, ils décident de mettre le petit jeune au parfum, et de très vite commencer à creuser un trou vers la liberté.
Classique du cinéma français, Le trou de Jacques Becker s'ouvre pourtant d'une manière originale, sur quelques mots de Jean Keraudy, authentique taulard et compagnon d'infortune du scénariste et futur réalisateur José Giovanni, qui annonce face à la caméra : "Mon ami Jacques Becker a retracé dans tous ses détails une histoire vraie, la mienne. Ça s'est passé en 1947, à la prison de la Santé." Le ton est donné. Mieux encore, cet inconnu qui nous apostrophe incarne son rôle à l'écran, aux côtés de comédiens inconnus, si ce n'est Michel Consantin (qui l'était à l'époque, c'est son deuxième rôle au cinéma).
Les reproches que l'on peut adresser au film sont encore ceux qui font sa grande force, notamment dans l'authenticité presque documentaire de la mise en scène, et de l'interprétation. Avec l'aide de Giovanni, Jacques Becker reconstitue minutieusement les détails de l'évasion, qui deviennent alors les principales vedettes du film, servies par les comédiens.
On est étonné aujourd'hui de voir cette très belle séquence où les prisonniers commencent à creuser le trou dans la cellule, et cette caméra fixe qui ne peut trahir une vraie force chez les acteurs, qui tapent réellement le sol avec un morceau de ferraille.
Pour autant, le réalisateur insuffle un climat de tension palpable dès lors que les taulards s'engouffrent dans les sous-sols de la prison, à l'image de toute la séquence de découverte, où ils suivent discrètement les deux gardiens (dont l'un, sadique, qui aime regarder les insectes se faire dévorer par une araignée géante, est incarné par Paul Préboist). Sans musique pompeuse ou pérégrinations artificielles, Becker créer un suspens dramatique magistral, tout en continuant son exposition des techniques de fraude des prisonniers (les faux dormeurs lors des rondes des gardiens, le sablier ...).
La fin reste extrêmement prenante et puissante, et l'on ne sait pas vraiment pour qui se prendre d'affection. Sans fards, de manière très épurée, Becker termine sa carrière par un film salué régulièrement comme étant un chef d’œuvre du cinéma français. Emmanuel Girard, qui a consacré à un ouvrage à l'étude de ce film*, y voit la fin d'un certain cinéma de pure qualité française et l'apparition d'une vague naissante à laquelle Becker et Jean-Pierre Melville notamment ont montré une voie possible.
Pour aller plus loin :
* Emmanuel Girard, Le trou, de Jacques Becker, Paris, Éditions de l'Harmattan, 2011.
* DVD Le trou, collection StudioCanal Classics, disponible sur Amazon.
Classique du cinéma français, Le trou de Jacques Becker s'ouvre pourtant d'une manière originale, sur quelques mots de Jean Keraudy, authentique taulard et compagnon d'infortune du scénariste et futur réalisateur José Giovanni, qui annonce face à la caméra : "Mon ami Jacques Becker a retracé dans tous ses détails une histoire vraie, la mienne. Ça s'est passé en 1947, à la prison de la Santé." Le ton est donné. Mieux encore, cet inconnu qui nous apostrophe incarne son rôle à l'écran, aux côtés de comédiens inconnus, si ce n'est Michel Consantin (qui l'était à l'époque, c'est son deuxième rôle au cinéma).
Les reproches que l'on peut adresser au film sont encore ceux qui font sa grande force, notamment dans l'authenticité presque documentaire de la mise en scène, et de l'interprétation. Avec l'aide de Giovanni, Jacques Becker reconstitue minutieusement les détails de l'évasion, qui deviennent alors les principales vedettes du film, servies par les comédiens.
On est étonné aujourd'hui de voir cette très belle séquence où les prisonniers commencent à creuser le trou dans la cellule, et cette caméra fixe qui ne peut trahir une vraie force chez les acteurs, qui tapent réellement le sol avec un morceau de ferraille.
Pour autant, le réalisateur insuffle un climat de tension palpable dès lors que les taulards s'engouffrent dans les sous-sols de la prison, à l'image de toute la séquence de découverte, où ils suivent discrètement les deux gardiens (dont l'un, sadique, qui aime regarder les insectes se faire dévorer par une araignée géante, est incarné par Paul Préboist). Sans musique pompeuse ou pérégrinations artificielles, Becker créer un suspens dramatique magistral, tout en continuant son exposition des techniques de fraude des prisonniers (les faux dormeurs lors des rondes des gardiens, le sablier ...).
La fin reste extrêmement prenante et puissante, et l'on ne sait pas vraiment pour qui se prendre d'affection. Sans fards, de manière très épurée, Becker termine sa carrière par un film salué régulièrement comme étant un chef d’œuvre du cinéma français. Emmanuel Girard, qui a consacré à un ouvrage à l'étude de ce film*, y voit la fin d'un certain cinéma de pure qualité française et l'apparition d'une vague naissante à laquelle Becker et Jean-Pierre Melville notamment ont montré une voie possible.
Pour aller plus loin :
* Emmanuel Girard, Le trou, de Jacques Becker, Paris, Éditions de l'Harmattan, 2011.
* DVD Le trou, collection StudioCanal Classics, disponible sur Amazon.
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