mercredi 29 août 2012
Jean Marais en Blu-ray !
Acteur culte de ma jeunesse, adoré des uns pour son panache et ses grandes tirades, détesté des autres pour les mêmes raisons, Jean Marais reste l'un des acteurs les plus populaires du cinéma français. Normal que ses films soient enfin disponibles en Blu-ray ! Outre les Fantômas, on trouve depuis quelques temps Les Mystères de Paris et Le Capitan en haute définition. Cet été 2012 est faste puisque ressortent également Le Bossu, Elena et les hommes et Le Masque de fer chez Gaumont ! Essentiellement les films de cape et d'épée donc, ceux qui firent la gloire de Jean Marais, après ses collaborations avec Jean Cocteau.
Jacques Dufilho : le cap des 7 ans !
Le toujours sympathique Jacques Dufilho nous a quitté il y a tout juste 7 ans, le 28 août 2005. Le voici en personnage comique grimaçant, muet, dans Taxi, roulotte et corrida (1958), client du taxi d'un Louis de Funès fou du volant.
dimanche 19 août 2012
De quel âge d'or parle-t-on ?
Dès qu'il s'agit de délimiter une époque, une période, c'est à qui aura le meilleur argument, le fait précis qui bouscule tout. J'ai appelé ce blog L'âge d'or du cinéma français, je l'ai déjà dit ici, par commodité, en toute subjectivité, pour désigner le cinéma français des années 20 jusqu'à la fin des années 70, à savoir un demi-siècle de talents variés.
Pour certains, l'âge d'or - s'il en fut - se limiterait aux années 1930 et 1940, avec comme fers de lance des metteurs en scène comme Marcel Carné, Julien Duvivier ou Jean Renoir. Tel l'âge d'or de Hollywood qui s'inscrit dans ces mêmes années, mais qui pour beaucoup se prolonge jusqu'au début des années 1960 (avec la mort de grands héros comme Gable, Flynn ou Cooper).
Ainsi, mon âge d'or du cinéma français est large : s'il prend sa source dans le cinéma cité plus avant, il se poursuit dans les années 1950 et 1960, et s'arrête vers la fin des années 1970, avec la disparition des grandes vedettes et l'arrivée d'une nouvelle génération d'artistes (tout aussi talentueuse). Il englobe aussi bien les chefs d’œuvres du cinéma français (Hôtel du Nord, ci-contre) que les pires nanars, des grandes stars aux seconds rôles un peu oubliés.
Pour certains, l'âge d'or - s'il en fut - se limiterait aux années 1930 et 1940, avec comme fers de lance des metteurs en scène comme Marcel Carné, Julien Duvivier ou Jean Renoir. Tel l'âge d'or de Hollywood qui s'inscrit dans ces mêmes années, mais qui pour beaucoup se prolonge jusqu'au début des années 1960 (avec la mort de grands héros comme Gable, Flynn ou Cooper).
Ainsi, mon âge d'or du cinéma français est large : s'il prend sa source dans le cinéma cité plus avant, il se poursuit dans les années 1950 et 1960, et s'arrête vers la fin des années 1970, avec la disparition des grandes vedettes et l'arrivée d'une nouvelle génération d'artistes (tout aussi talentueuse). Il englobe aussi bien les chefs d’œuvres du cinéma français (Hôtel du Nord, ci-contre) que les pires nanars, des grandes stars aux seconds rôles un peu oubliés.
Bon anniversaire à ... Guy Grosso (1933-2001)
Visage familier du cinéma populaire, Guy Grosso forma un duo comique avec Michel Modo (Grosso Modo) et interpréta une trentaine de seconds-rôles sur grand écran, souvent aux côtés de Louis de Funès (voir l'article Les acteurs de la série du Gendarme de Saint-Tropez). Il est mort au début de l'année 2001, sans grande médiatisation.
Né le 19 août 1933, Guy Grosso aurait fêté aujourd'hui ses 79 ans.
Réalisé par ... HENRl VERNEUIL (1920-2002)
Un documentaire intitulé Henri Verneuil, profession conteur est sorti il y a quelques temps en DVD, l'occasion pour moi de revenir sur la carrière de ce grand nom du cinéma français, qui a laissé derrière lui quelques classiques interprétés par les plus grands.
Et le premier fut Fernandel, vedette populaire, qui accepta de tourner avec ce jeune homme d'origine arménienne, alors inconnu. Au début des années 1950, il enchaina le très bon film La Table-aux-crevés, Le fruit défendu ou Le boulanger de Valorgue, gentille comédie qui n'aurait d'autre intérêt sans la présence du comique marseillais et quelques acteurs, tout comme Le mouton à cinq pattes (1954) où Fernandel réalise la performance d'incarner - avec talent - six personnages, accompagné de quelques seconds rôles appréciables, tels Noël Roquevert ou Louis de Funès (qui campe un génial croque-mort). Ce film est un grand souvenir de jeunesse que je prends toujours plaisir à revoir, tout comme La vache et le prisonnier, son dernier film avec Fernandel, qui vaut largement sa réputation.
C'est auréolé de cette récente gloire qu'Henri Verneuil aborda les années 1960. Le Président, avec Jean Gabin et Bernard Blier, reste à mon avis son meilleur film, formellement parfait et aux dialogues (signés Michel Audiard) qui apparaissent aujourd'hui comme visionnaires. Un singe en hiver l'année suivante est probablement son film le plus célèbre, idolâtré pour son duo légendaire et ses brillantes tirades grandiloquentes ; rançon de la gloire, à l'instar de Georges Lautner et des Tontons flingueurs, le nom du réalisateur disparaît souvent derrière le mythe.
Mélodie en sous-sol, qui met en scène Gabin et Delon, ne m'a curieusement jamais emballé ; manque de rythme à mon goût ou trop jeune pour l'apprécier - il faudrait que je le revois une nouvelle fois. Je lui préfère nettement son film suivant, Cent mille dollars au soleil, film d'aventures viriles aux accents westerniens et à l'interprétation idéale (personne n'a oublié certaines répliques ... "Quand les hommes de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent", "T'es notre petit Angèle", "Un grand, amerloque, genre championne de basket". La mise en scène de Verneuil, épurée, assure la qualité de ce film mal aimé. Week-end à Zuydcoote (1964) est également une de ses plus belles réussites. En suivant le destin de quelques soldats français (Belmondo, Mondy, Marielle...) coincés sur une plage par l'avancée des Allemands, il navigue entre comédie et drame, à son habitude, filmant pour la première fois de grandes scènes d'action avec beaucoup de figurants, utilisant à merveille le plan-séquence.
Je connais mal ses incursions à l'étranger puisque je n'ai vu que La bataille de San Sebastian, avec Anthony Quinn, honnête petit western pas franchement original, un peu brouillon, loin des références du genre. Le Clan des Siciliens (1969) est un de ses films les plus célèbres, dont à peu près tout le monde connaît le titre et la partition de Ennio Morricone. Basé sur un affrontement impressionnant - Gabin / Delon / Ventura - Verneuil assure un honnête policier qui vaut surtout pour les acteurs.
Le réalisateur, fidèle à ses acteurs, poursuit sa relation avec Jean-Paul Belmondo, pour Le Casse, Peur sur la ville et Le Corps de mon ennemi, des films honnêtes où le personnage de Belmondo commence toutefois à s'épuiser, à force d'auto-parodie. Les Morfalous (1984) ne fait pas plus dans la dentelle, malgré une joyeuse équipe et un dialogue amusant signé Audiard.
Ses derniers films marquent une volonté de changer d'acteurs, Verneuil travaillant avec les nouvelles têtes du cinéma français (Dewaere, Berry, Villeret...). Mille milliards de dollars reste un très bon film, classique, ponctué de jolies séquences. Ses deux derniers films, Mayrig et 588, rue Paradis sont autobiographiques.
samedi 18 août 2012
Do you, do you Saint-Tropez ?
Tout le monde connaît la fameuse série populaire du Gendarme de Saint-Tropez. Tout le monde sait le nom de ce gendarme, Cruchot, et son interprète, Louis de Funès. A peu près tout le monde sait le nom de son adjudant, Gerber, et son interprète, Michel Galabru. Mais qui se souvient des noms, et surtout des acteurs, qui composèrent à l'écran la brigade de Saint-Tropez ? Pas toujours évident, d'autant qu'ils ont changés au fil des films.
Pour les 4 premiers épisodes, soit Le gendarme de Saint-Tropez, Le gendarme à New-York, Le gendarme se marie et Le gendarme en balade, l'équipe, assez efficace, reste la même : Michel Galabru en adjudant Jérôme Gerber, Louis de Funès en maréchal des logis Ludovic Cruchot sont entourés par Jean Lefebvre (1) dans le rôle de Fougasse, Christian Marin (2) dans le rôle de Merlot, Michel Modo (3) en Berlicot et Guy Grosso (4) en Tricard.
On sait qu'après le troisième épisode, les relations entre Louis de Funès et Jean Lefebvre, qui commençait à devenir célèbre, furent houleuses (il s'en explique dans son autobiographie), et celui-ci fut contraint de quitter l'équipe, remplacé par Maurice Risch (5) en gendarme Beaupied, habitué des tournages avec Louis de Funès. Quant à Christian Marin, lassé de la série qui tournait en rond, il fut remplacé par deux fois : pour Le Gendarme et les extraterrestres, c'est Jean-Pierre Rembal qui arriva dans la brigade, sans parvenir à marquer de son emprunte son personnage de Taupin, probable raison pour laquelle il fut lui aussi remplacé dans Le gendarme et les gendarmettes par Patrick Préjean (6), dans le rôle de Perlin.
Seuls Grosso et Modo, amis et partenaires réguliers des films de Louis de Funès, gardèrent leurs rôles dans les six épisodes. Une grande partie de leur renommée vient de là.
On sait qu'après le troisième épisode, les relations entre Louis de Funès et Jean Lefebvre, qui commençait à devenir célèbre, furent houleuses (il s'en explique dans son autobiographie), et celui-ci fut contraint de quitter l'équipe, remplacé par Maurice Risch (5) en gendarme Beaupied, habitué des tournages avec Louis de Funès. Quant à Christian Marin, lassé de la série qui tournait en rond, il fut remplacé par deux fois : pour Le Gendarme et les extraterrestres, c'est Jean-Pierre Rembal qui arriva dans la brigade, sans parvenir à marquer de son emprunte son personnage de Taupin, probable raison pour laquelle il fut lui aussi remplacé dans Le gendarme et les gendarmettes par Patrick Préjean (6), dans le rôle de Perlin.
Seuls Grosso et Modo, amis et partenaires réguliers des films de Louis de Funès, gardèrent leurs rôles dans les six épisodes. Une grande partie de leur renommée vient de là.
Blu-ray : Michel Audiard, la vie en bleu !
On ne va bouder notre plaisir de voir des classiques du cinéma français sortir en Blu-ray, toutefois - histoire de jouer un peu les rabat-joies - il serait bon de penser à dépoussiérer quelques autres grands films un peu moins "cultes" que les Audiard, du genre Hôtel du Nord, Pépé le Moko ou Fanfan la Tulipe, et de redorer (de bleu !) le blason de Henri Jeanson. On peut même imaginer René Château se mettre au Blu-ray ... on peut toujours rêver !
Ils arrivent en DVD ! (juillet-août 2012)
Parmi les nombreuses sorties ou ressorties DVD de cet été 2012, signalons quelques films français de notre âge d'or, avec des stars telles que Louis Jouvet, Fernandel ou Danielle Darrieux.
Collection "Gaumont à la demande" : C'est d'abord La maison du Maltais de Pierre Chenal (1938) avec Viviane Romance, Louis Jouvet, Pierre Renoir et la chanteuse Fréhel, sans oublier l'incomparable plaisir de retrouver Marcel Dalio. Premier rendez-vous, de Henri Decoin (1941) permet de retrouver Danielle Darrieux, entourée notamment de Jean Tissier, Fernand Ledoux et Louis Jourdan à ses débuts. La Cavalcade des heures (1943), avec Fernandel, est restée célèbre puisqu'on y entend Charles Trenet chanter Que reste-t-il de nos amours ? et Débit de l'eau, débit de lait avec Francis Blanche. Enfin, la sympathique comédie de Yves Robert Les Copains (1965) est éditée, avec son impressionnant casting (Noiret, Lonsdale, Rich, Mondy, Bedos, Balutin, Piéplu, Lefebvre ...).
LCJ Productions : Curiosité, dont j'ignorais même l'existence, Le coup de grâce (1965), histoire de vengeance quelques années après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, avec Danielle Darrieux et Michel Piccoli.
Pathé Classiques : Autre curiosité, Fortune Carrée (1955), réalisé par Bernard Borderie (le réalisateur des Angélique) avec en rôle principal l'acteur mexicain Pedro Armendariz (que j'aime toujours revoir chez John Ford, notamment dans Le fils du désert) et les français Paul Meurisse et Fernand Ledoux en ... juge musulman. Un film d'aventures qui promet beaucoup de dépaysement et d'action !
Collection "Gaumont à la demande" : C'est d'abord La maison du Maltais de Pierre Chenal (1938) avec Viviane Romance, Louis Jouvet, Pierre Renoir et la chanteuse Fréhel, sans oublier l'incomparable plaisir de retrouver Marcel Dalio. Premier rendez-vous, de Henri Decoin (1941) permet de retrouver Danielle Darrieux, entourée notamment de Jean Tissier, Fernand Ledoux et Louis Jourdan à ses débuts. La Cavalcade des heures (1943), avec Fernandel, est restée célèbre puisqu'on y entend Charles Trenet chanter Que reste-t-il de nos amours ? et Débit de l'eau, débit de lait avec Francis Blanche. Enfin, la sympathique comédie de Yves Robert Les Copains (1965) est éditée, avec son impressionnant casting (Noiret, Lonsdale, Rich, Mondy, Bedos, Balutin, Piéplu, Lefebvre ...).
LCJ Productions : Curiosité, dont j'ignorais même l'existence, Le coup de grâce (1965), histoire de vengeance quelques années après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, avec Danielle Darrieux et Michel Piccoli.
Pathé Classiques : Autre curiosité, Fortune Carrée (1955), réalisé par Bernard Borderie (le réalisateur des Angélique) avec en rôle principal l'acteur mexicain Pedro Armendariz (que j'aime toujours revoir chez John Ford, notamment dans Le fils du désert) et les français Paul Meurisse et Fernand Ledoux en ... juge musulman. Un film d'aventures qui promet beaucoup de dépaysement et d'action !
"LA RIVIERE DES 3 JONQUES" (de André Pergament, 1957)
En quelques mots : A Saïgon, les chefs du réseau français de contre espionnage chargent une de leurs collaboratrices, Monique, de devenir secrétaire d'un couple de dangereux trafiquants. Surveillée et protégée par le capitaine Brisset, dont elle tombe amoureuse, elle découvre rapidement une piste. Démasquée, elle manque d'être torturée ...
C'est avec cette Rivière des 3 jonques que j'entends ouvrir les catégories "Aventures", "Espionnage" et ... "Nanar". Tout un programme, très exotique et pas franchement heureux, comme on peut s'en douter ! J'avais acheté ce film chez René Chateau parce que le titre me plaisait, qu'il sentait bon l'expérience unique d'un film d'aventures français, tourné dans les années 50 par un metteur en scène inconnu, sans véritable tête d'affiche et dans une ancienne colonie. Pour les besoins de cette critique, j'ai revu des extraits (difficile de revoir le film en entier) et mon avis n'a changé en rien : il s'agit d'un pur nanar, aux dialogues ridicules, à l'intrigue brouillonne et à la mise en scène épouvantable.
Le parti pris de départ est déjà un summum : l'agent secrète s'appelle Monique, elle est chargée de mettre à jour un trafic de bombes bactériologiques à Saïgon, et le chef du contre-espionnage est incarné par Robert Dalban (toujours aussi sympathique). Face à la jolie Dominique Wilms, on retrouve Howard Vernon (inoubliable Allemand du Silence de la mer, de Melville) et les moins réputés Lise Bourdin et Jean Gaven, ce dernier étant le héros viril du film, jeune premier baroudeur et désinvolte prêt à tout pour protéger sa belle.
Extrait audio : "Est-ce que vous savez faire un branchement ?"
Mille fois hélas pour eux, le réalisateur André Pergament ne semble pas maîtriser le zoom (ou alors, ils furent oubliés à Paris) et se contente tout au long du film de faire des plans très larges, sans champs/contre-champs, et de ne bouger sa caméra le moins possible, ce qui imprime une terrible lourdeur à un scénario pas très digeste. Les situations et les dialogues improbables ("Toutes les épidémies commencent en Asie !" / - "Est-ce que vous savez faire un branchement ? - A la maison, c'est toujours moi qui réparait les plombs") achèvent de cataloguer ce navet, que l'on peut prendre plaisir à regarder en rigolant.
Extrait audio : "Toutes les épidémies commencent en Asie"
Il faut avoir vu Howard Vernon dans un improbable slip de bain mauve moulant, au bord de la piscine, à se servir du champagne ("Quand vous la regardez, on dirait que vous lui faites l'amour") ; l'enlèvement de la vraie secrétaire au début du film, uniquement en plan large, sans musique et sans la moindre dose d'action ; Jean Gaven face à l'incendie de la jonque sourire comme Clark Gable quand Howard Vernon le menace de son arme ...
Pour le reste, achetez le DVD chez René Chateau, qui propose une assez bonne copie. C'est déjà ça ! --- A noter qu'il existe un film similaire, tourné en même temps et qui annonce de savoureuses réjouissances, Les aventuriers du Mékong. Prochainement sur ce blog, je l'espère !
C'est avec cette Rivière des 3 jonques que j'entends ouvrir les catégories "Aventures", "Espionnage" et ... "Nanar". Tout un programme, très exotique et pas franchement heureux, comme on peut s'en douter ! J'avais acheté ce film chez René Chateau parce que le titre me plaisait, qu'il sentait bon l'expérience unique d'un film d'aventures français, tourné dans les années 50 par un metteur en scène inconnu, sans véritable tête d'affiche et dans une ancienne colonie. Pour les besoins de cette critique, j'ai revu des extraits (difficile de revoir le film en entier) et mon avis n'a changé en rien : il s'agit d'un pur nanar, aux dialogues ridicules, à l'intrigue brouillonne et à la mise en scène épouvantable.
Le parti pris de départ est déjà un summum : l'agent secrète s'appelle Monique, elle est chargée de mettre à jour un trafic de bombes bactériologiques à Saïgon, et le chef du contre-espionnage est incarné par Robert Dalban (toujours aussi sympathique). Face à la jolie Dominique Wilms, on retrouve Howard Vernon (inoubliable Allemand du Silence de la mer, de Melville) et les moins réputés Lise Bourdin et Jean Gaven, ce dernier étant le héros viril du film, jeune premier baroudeur et désinvolte prêt à tout pour protéger sa belle.
Extrait audio : "Est-ce que vous savez faire un branchement ?"
Mille fois hélas pour eux, le réalisateur André Pergament ne semble pas maîtriser le zoom (ou alors, ils furent oubliés à Paris) et se contente tout au long du film de faire des plans très larges, sans champs/contre-champs, et de ne bouger sa caméra le moins possible, ce qui imprime une terrible lourdeur à un scénario pas très digeste. Les situations et les dialogues improbables ("Toutes les épidémies commencent en Asie !" / - "Est-ce que vous savez faire un branchement ? - A la maison, c'est toujours moi qui réparait les plombs") achèvent de cataloguer ce navet, que l'on peut prendre plaisir à regarder en rigolant.
Extrait audio : "Toutes les épidémies commencent en Asie"
Il faut avoir vu Howard Vernon dans un improbable slip de bain mauve moulant, au bord de la piscine, à se servir du champagne ("Quand vous la regardez, on dirait que vous lui faites l'amour") ; l'enlèvement de la vraie secrétaire au début du film, uniquement en plan large, sans musique et sans la moindre dose d'action ; Jean Gaven face à l'incendie de la jonque sourire comme Clark Gable quand Howard Vernon le menace de son arme ...
Pour le reste, achetez le DVD chez René Chateau, qui propose une assez bonne copie. C'est déjà ça ! --- A noter qu'il existe un film similaire, tourné en même temps et qui annonce de savoureuses réjouissances, Les aventuriers du Mékong. Prochainement sur ce blog, je l'espère !
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