lundi 17 septembre 2012

Lumière sur ... Pierre Mirat (1924-2008)

TF1 diffusait ce soir une énième fois Mais où est donc passée la 7ème compagnie ?, de plus en plus difficile à retrouver car coupée par trois publicités ! Mais elle avait ce soir un goût particulier puisque programmée en hommage à Pierre Mondy. Et c'est avec malice que je me suis rappelé que Pierre Mirat, ce sympathique comédien populaire, y avait un petit rôle. L'occasion de revenir pour ce blog sur les quelques rôles marquants de cette figure que tout le monde connaît - sans parfois le savoir !


La photo doit rapidement mettre le cinéphile sur la voie ! Pierre Mirat, c'est en effet le fameux sourdingue de Cent mille dollars au soleil (Henri Verneuil, 1964), le marchand d'essence et de boisson, un peu dur de la feuille, ce qui lui vaut son surnom. Une infirmité qui ne l'empêche pas de se faire casser la gueule - en même temps que tout son commerce - par un Lino Ventura peut amène de passer pour un imbécile.

Ce rôle est de loin son plus marquant, et il faut souvent bien chausser ses lunettes pour le retrouver à l'écran, malgré une filmographie assez volumineuse. Outre un très grand nombre de téléfilms - parmi lesquels Le voyageur des siècles (1971), que j'évoquais il y a quelques jours, où il incarne le Roi de France Louis XVI -, on peut le retrouver par deux fois face à Louis de Funès : dans Comme un cheveu sur la soupe, en agent de police souriant, et dans Le Tatoué, en ministre de la culture. Avec Noël-Noël, il incarne Viviani dans A pied, à cheval et en voiture et A pied, à cheval et en spoutnik, et incarne à nouveau un policier dans 125, rue Montmartre. Milicien dans Fortunat, on le voit dans Un nommé La Rocca et, comme tout le monde, dans Paris brûle-t-il ? (en patron de bistrot).

Pierre Mirat est au générique avec Fernandel dans L'homme à la buick puis Heureux qui comme Ulysse. Il termine sa carrière dans T'aime, seule et unique réalisation de Patrick Sébastien, en 2000.

Extrait audio : "Vous n'êtes pas des amusants !"

dimanche 16 septembre 2012

"LE QUAI DES BRUMES" (de Marcel Carné, 1938)


En quelques mots : Jean, militaire colonial, arrive au Havre par une nuit de brouillard, cherchant à s'embarquer rapidement sur un navire. Il y rencontre un patron de taverne qui lui vient en aide, un vieux marchand malhonnête, un petit caïd qui veut faire la loi et une belle jeune femme qui rêve aussi de s'évader.

Un de ces films qui fait partie de la mythologie du cinéma français pour son couple phare - Jean Gabin et Michèle Morgan - et leur fameuse scène de baiser ponctuée d'un "T'as d'beaux yeux tu sais !". Qui n'a jamais entendu cette phrase dans sa vie ? Toutefois, il faut se rappeler qu'elle est extraite d'un des grands films de Marcel Carné, Le quai des brumes, réalisé juste avant la guerre. Le contexte, s'il ne pèse pas forcément sur l'histoire, apporte a posteriori un poids incontestable aux destins tragiques de tous les personnages du film. Ce port noyé dans le brouillard est un symbole de liberté mais aussi un terminus, où vont se rencontrer des êtres paumés, chacun à leur manière. Gabin d'abord, en déserteur de la Coloniale (ce qui choqua la Censure de l'époque), qui erre en quête d'une nouvelle vie ; Michèle Morgan dans sa jeunesse qui ne songe qu'à échapper à son tuteur, incarné par un Michel Simon ambigu, amateur de grande musique mais à la conscience bien lourde. Pierre Brasseur en petit caïd minable n'impressionne pas grand monde, pas même le vieux Édouard Delmont, dit Panama pour y avoir passé plusieurs années.

Le scénario se joue avec habileté des faux semblants ; ainsi tous les personnages changent aux yeux du spectateur à mesure que le film avance : Brasseur le caïd n'est qu'un gringalet qui veut se faire un nom, le gentil Michel Simon ne l'est pas spécialement, Michèle Morgan qui attend comme une tapineuse fait en réalité une nouvelle fugue et qui sait si Delmont n'a jamais été au Panama ? La caméra ne Marcel Carné progresse dans le brouillard permanent, celui des idées et la brume bien réelle qui s'abat sur Le Havre, malgré quelques éclaircies, même au cœur de la nuit (la fête foraine). Revivez en vidéo une séquence d'anthologie :



Le film doit beaucoup à son équipe : Marcel Carné à la mise en scène bien sûr, tout autant que Jacques Prévet qui compose de sublimes dialogues - la scène dans la taverne de Panama, entre Gabin, Delmont et Le Vigan est un véritable chef d’œuvre. Jean Gabin et Michèle Morgan forment un couple que l'on a envie d'aimer, même si l'on sait que leur amour est impossible car perdu d'avance. C'est là une grande force du film, croire encore que quelqu'un va s'en sortir. La scène mythique où ils s'embrassent y gagne encore en sincérité, tant elle ne semble pas feinte. Découvrez cette scène à nouveau ici en vidéo :


Intemporel et magistral, Le quai des brumes reste un de nos plus grands films français.


Note : Pour des raisons de droit pénibles avec Studio Canal, il est impossible de mettre en ligne des extraits du film sur Youtube. De fait, je dois vous les présenter en moindre qualité, sur ce blog.

Le dernier rôle de ... Michel Simon !

Après avoir créé une catégorie Les débuts de ..., la logique voulait que je fasse la suite : le dernier rôle de ... Le premier de la liste sera Michel Simon, acteur incontournable du cinéma français, dont la vie privée suscite toujours les fantasmes et controverses, mais dont le formidable jeu d'acteur fait l'unanimité !

Après une très riche carrière au théâtre et au cinéma, il s'éteint à 80 ans en 1975, après un dernier rôle dans un film de Jean-Pierre Mocky. Dans L’ibis rouge, il campe un vieux marchand de journaux qui aime à s'accuser d'être l'étrangleur que toute la ville recherche. Plus cynique et corrosif que jamais, on se régale de ses dernières répliques sur grand écran, de voir sa vieille carcasse se trainer une ultime fois sur la pellicule d'un film. Sa dernière phrase : "Je suis l'étrangleur !", et ce plan (photo ci-dessous) sur son visage si particulier que personne ne peut oublier, presque face caméra.

samedi 15 septembre 2012

"LE VOYAGEUR DES SIECLES" (Série TV, 1971)


En quelques mots : En 1981, le jeune Philippe d'Audigné est porté disparu ... et pour cause ! Grâce à une machine à remonter le temps, il est partit rejoindre son ancêtre le professeur François d'Audigné, à la fin du XIXe siècle ! De là, il entend avoir des explications sur le portrait de famille dont il est tombé amoureux, celui d'une jeune femme morte sur l'échafaud pendant la Révolution Française.

Le premier carton du générique annonce "Une Julvernerie moderne de Noël-Noël", celui-ci ayant en effet depuis très longtemps cet ambitieux projet de voyage à travers le temps pour le cinéma. Hélas, long et cher, il ne vit pas le jour comme le souhaitait son auteur, mais fut réalisé pour la télévision (avec des moyens réduits), en quatre épisodes. Diffusés pendant des vacances scolaires, il n'attira pas le public et passa complètement inaperçu. Noël-Noel lui-même, qui ne voyait pas son projet se concrétiser comme il l'aurait souhaité, n'y participe pas en tant qu'acteur. Toutefois, la mise en scène est signé de Jean Dréville, son complice de La cage aux rossignols ou A pied, à cheval et en spoutnik.

Cette mini-série télévisée, ressortie dernièrement en DVD (édité par l'INA), est une franche réussite inventive, où l'on prend plaisir à suivre les aventures dans le temps des Audigné, incarnés par les méconnus Robert Vattier et Hervé Jolly. Évidemment le manque de moyens se fait régulièrement sentir, surtout lorsqu'il s'agit de montrer le Paris de l'époque moderne, mais la mise en scène évite la plupart du temps ces plans larges, recentrant l'action sur les regards étonnés de nos deux héros. Et il y a de quoi s'étonner dans cette histoire de voyage à travers le temps !

  • Prologue : "L'étrange disparition de Philippe d'Audigné".
L'ouverture de la série est aussi la plus bavarde, peut-être la moins réussie. Si elle sème habilement le trouble dans nos esprits - on ne comprend rien à cette disparition -, elle laisse aussi le spectateur un peu en dehors de l'histoire. Les points les plus amusants sont encore les inventions du futur (l'épisode se déroule en 1981), où l'on découvre l'ancêtre du rétroprojecteur et des écrans de surveillance très particuliers. Roland Giraud et Georges de Caunes font une petite apparition très sympathique, où l'on apprend que Georges Brassens est entré à l'Académie Française et Jean Marais à la Comédie Française !

  • Épisode 1 : "L'homme au tricorne".
Mélange d'explication scientifiques et de visions du futur, ce premier épisode est tout à fait passionnant. On apprend que le jeune Philippe d'Audigné, en appliquant les recherches de son aïeul, a mis au point un appareil capable de réfléchir les miroirs à travers les siècles. Dans un miroir prêté par un ami conservateur, il a ainsi pu apercevoir quelques instants un vieux comédien en train de se maquiller ... Molière ! Le jeune homme débarque dans les années 1880 chez son aïeul, à qui il entend bien prouver que ses recherches étaient géniales. Il lui explique aussi l'autre but de sa visite : dans un miroir du château, il a vu le reflet d'une magnifique jeune femme qu'il entend bien aller retrouver.


  • Episode 2 : "L'album de famille".
Là commence le second voyage dans le temps, vers le règne de Louis XVI, quelques mois avant le début de la Révolution Française. Les deux explorateurs découvrent alors le Paris de 1788, ses coutumes, ses brigands et ses chemins de traverse (futures rues Miromesnil et boulevard Haussmann !). Cet épisode, peu riche en rebondissements (le moins attrayant des quatre), permet de comprendre le principe de la machine à remonter le temps et installe la suite des aventures.

  • Épisode 3 : "Le grain de sable".
Les deux Audigné partent vers leur château, à la rencontre de leurs aïeux (et de la belle jeune femme !). Une séquence est tout à fait amusante, surtout a posteriori : Philippe et François ont pris place dans une carriole qui doit les conduire vers le château, et la voix-off se plaît à commenter le voyage comme sur une route contemporaine ; ainsi les chauffards doublent vite et par la droite, certains se trainent et provoquent des bouchons, et tout le monde se calme quand deux chevaux avec des gendarmes mènent le cortège ! Une réplique du jeune homme est succulente : apostrophant un chauffard, il s'exclame "Alors ? on ne laisse pas passer la gauche ?", ce à quoi le paysan répond "Mais la gauche, elle passera jamais !" ... ironie du sort lorsque l'on sait que l'épisode a été écrit en 1971 mais que le jeune homme est censé venir de ... 1981 !

Au château, les deux hommes se jouent du temps : ils se présentent comme s'appelant Winston Churchill et Bob Dylan, récitent des vers de Verlaine et se prennent une cuite. Mais lorsque Philippe découvre sa belle en chair et en os, il décide de bouleverser le cours de l'Histoire ...

  • Épisode 4 : "Le bonnetier de la rue Tripette".
Dernier épisode savoureux de cette mini-série où nos deux héros se retrouvent, en 1808, dans une Histoire de France qu'ils ont modifiés eux-mêmes : la Révolution n'a jamais bouleversée la France, Louis XVI a fait de belles découvertes scientifiques et la guerre avec l'Allemagne menace. La Bourgogne, où habite la belle comtesse dont Philippe est amoureux, est assiégée par l'envahisseur et personne ne semble pouvoir y faire face. Les deux hommes décident alors d'appeler le seul capable de diriger une armée ... Napoléon Bonaparte, qui dans cette Histoire modifiée, a abandonné l'armée pour se marier et diriger une entreprise de lainage ! La rencontre avec l'illustre "petit caporal" est aussi émouvante que si nous la vivions nous même et conclut admirablement les aventures des Audigné !


Il faut avouer toutefois que la mise en scène laisse parfois à désirer, et qu'on ressent la sensation d'urgence de réalisation propre aux téléfilms. Cependant, elle ne gâche jamais le plaisir que l'on a à suivre cette Histoire revisitée. Curieusement, on se prend vite au jeu et les découvertes de Louis XVI ou Napoléon sont autant de moments très forts, comme si il s'agissait d'un extraordinaire documentaire !

Notons aussi le plaisir de reconnaître ça et là quelques figures sympathiques du cinéma ou du théâtre français : Lucien Raimbourg en professeur septique, Roger Carel en Napoléon Bonaparte, Laurence Badie en Madame Bonaparte, Guy Delorme en brigand ou Pierre Mirat en Louis XVI. La mini-série vaut aussi pour ses quelques inventions. Ci-dessous, découvrez pêle-mêle ce qui aurait pu exister en 1808 : un téléphone, une voiture à bras roulante, une sorte de voiture individuelle, ou en 1981 ... la voiture volante du facteur !


Décès de Pierre Mondy (1925-2012), pilier de la comédie !

Je me souviens avoir rencontré Pierre Mondy lorsqu'il était membre d'un jury au Festival du Film Britannique de Dinard, il y a quelques années. Il signait des autographes à tout le monde, avec bonne humeur, et quelle ne fut pas sa surprise en voyant que je lui demandais de me signer une photo prise sur le tournage du Comte de Monte-Cristo (de Claude Autant-Lara, avec Louis Jourdan, 1961). Nous discutâmes quelques instants, et je garde le souvenir d'un homme d'une extrême gentillesse. Quand il s'éloigna de quelques pas, des jeunes l'interpellèrent "Hey vous êtes la 7ème compagnie", "Hey Cordier Juge et Flic !". Habitué, il hocha la tête sans un mot et continua sa route.

Les premiers hommages du net y ressemblent beaucoup, la prose plus académique. Pourtant, au delà de cette série très TF1 qu'est "Les Cordier, Juge et Flic" et dont il ne faut sans doute pas retenir grand chose, au delà de la très amusante série de Robert Lamoureux que constituent Mais où est donc passée la 7ème compagnie ?, On a retrouvé la 7ème compagnie et La 7ème compagnie au clair de lune, il faut se rappeler l'immense carrière de Pierre Mondy.

Comme acteur de cinéma d'abord, où il tourna avec les grands metteurs en scène, Jacques Becker, Christian-Jaque, Jean-Paul Le Chanois, Henri Decoin, Henri Verneuil, interpréta des rôles que l'on retient, comme Napoléon Bonaparte chez Abel Gance, Dhéry dans Week-end à Zuydcoote, un des Copains de Yves Robert, un animateur des Malheurs d'Alfred, et même un militaire dans La nuit des généraux. Comme tout acteur comique, il ne fut pas exempté d'un certain nombre de nanars, tels que Cigarettes, whisky et p'tites pépées, Vous n'avez rien à déclarer ?, Le facteur s'en va-t-en guerre, Vos gueules, les mouettes ! ou encore Le cadeau (où il interprète le mari de Claudia Cardinale !).

Une autre passion était le théâtre, où il fut acteur et metteur en scène important. Il fut le créateur sur scène de Oscar, célèbre pièce comique qui laissa exploser peu après le caractère explosif de Louis de Funès, avec lequel il joua à plusieurs reprises (au cinéma dans Ni vu ... ni connu, au théâtre dans La puce à l'oreille). Il joua aussi sur scène les pièces de Jean Poiret, comme La cage aux folles ou Joyeuses Pâques.

Acteur comique par excellence, toujours juste, Pierre Mondy était de la même famille que Robert Lamoureux ou Jean Poiret, professionnel, incisif et toujours très drôle. Nous ne l'oublierons pas, et continuerons de penser à celui qui fut l'éternel chef Chaudard (l'autographe de 2006 que je vous présente est d'ailleurs tiré de la trilogie).

Bon anniversaire à ... Jean et Jacques !

Coïncidence amusante, deux des plus importants réalisateurs de l'âge d'or du cinéma français, Jean Renoir (1894-1979) et Jacques Becker (1906-1960), sont nés le même jour, à quelques années d'intervalle !

Le premier, fils du célèbre peintre impressionniste, entama une carrière dans le cinéma dès les années 1920 et se lia d'amitié avec le second, auquel il proposa d'être l'assistant réalisateur de ses films. Jacques Becker apprit donc son métier sur le tournage de Boudu sauvé des eaux, La vie est à nous, Les bas-fonds et La grande illusion entre autres. Il atteint l'apogée de sa carrière dans les années 1950 (avec Casque d'or, Touchez pas au grisbi), qui marquent aussi la fin de carrière de Jean Renoir. Ils tournent leurs derniers films à la même époque, au début des années 1960 (Le trou, pour Jacques Becker, et Le caporal épinglé pour Jean Renoir).


Jacques Becker et Jean Renoir, malgré des carrières distinctes, ont été considérés chacun à leur manière comme des pères fondateurs de la Nouvelle Vague.

Aujourd'hui, Jean Renoir aurait fêté ses 118 ans, Jacques Becker ses 106 ans !

vendredi 14 septembre 2012

Bon anniversaire à ... Michel Auclair (1922-1988)

Un peu oublié de nos jours, Michel Auclair fut pourtant crédité au générique de plusieurs bons films, plusieurs décennies durant. On le retrouve ainsi en gigolo allemand dans Les maudits de René Clément, en frère de Josette Day dans La belle et la bête, en fils d'assassin dans Si Versailles m'était conté de Guitry, en fils dépensier dans Maigret et l'affaire Saint-Fiacre, en consul romain dans Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ et même en professeur face à Audrey Hepburn dans Drôle de frimousse.


Né le 14 septembre 1922, Michel Auclair aurait fêté aujourd'hui ses 90 ans !

Lumière sur ... Lucien Raimbourg (1903-1973)

Un célèbre patronyme et un visage familier des amoureux du cinéma français des années 1950 et 1960 ! Lucien Raimbourg agrémenta de sa présence plusieurs films comme L'air de Paris, La vie est belle de Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, Le rouge est mis, La vie à deux, 125, rue Montmartre, Austerlitz d'Abel Gance, Dynamite Jack, Cartouche, Un singe en hiver, Le caporal épinglé, L'homme de Rio ou encore Un idiot à Paris.


A la télévision, il incarna un éminent professeur dans Le voyageur des siècles (de Jean Dréville), participa à Thierry la Fronde, Les cinq dernières minutes ou L'homme du Picardie. On reconnaît aussi sa voix, celle de Panoramix le druide, dans Astérix le Gaulois et Astérix et Cléopâtre.

Pourquoi un célèbre patronyme me direz vous ? Car Raimbourg était le vrai nom de famille de Bourvil, dont Lucien était un cousin. Peut-on lui trouver un petit air de ressemblance ?

Né le 14 septembre 1903, Lucien Raimbourg aurait fêté aujourd'hui ses 109 ans !

Les débuts à l'écran de ... Lino Ventura !

L'entrée fracassante de Lino Ventura dans le cinéma français appartient à la légende. Immigré italien, ancien lutteur professionnel, il devint grâce à un film, Touchez pas au grisbi de Jacques Becker (1954), l'un de ses acteurs les plus populaires pendant près de trois décennies.

Inconscient de ce qu'il devait faire, ou par provocation, il se permit d'abord de refuser le rôle - lui qui était si éloigné du cinéma - puis céda pour un cachet fort élevé. Il joua avec naturel, d'égal à égal avec celui qui ne l'impressionnait pas, Jean Gabin. Le jeune homme insista même pour le rencontrer dans sa loge avant le tournage, lequel se contenta de lui dire "Alors, à tout l'heure ?".



Impressionné par l'incroyable présence du jeune Lino Ventura, Jean Gabin déclara après sa rencontre "Il a une sacrée personnalité !". L'ancien lutteur, quand il apprit qu'il avait le rôle, rentra chez lui pour exprimer sa joie à sa femme Odette : "Tu te rends compte ? Je vais jouer avec Pépé le Moko !"

S'en suivirent les années de succès que l'on sait, les rôles marquants (pour certains devenus cultes) et une solide amitié entre Lino Ventura et "le vieux".

jeudi 13 septembre 2012

Marcel Dalio dans "L'aile ou la cuisse" (1976) !

Tout le monde a vu (et revu ?) cette comédie populaire avec Louis de Funès et Coluche. Mais qui a su reconnaître le grand - malgré sa petite taille - Marcel Dalio ? Loin des rôles qui firent sa gloire dans les années 1930, on le retrouve ici en tailleur personnel de Charles Duchemin, pour quelques minutes à l'écran. Aucun gros plan sur lui, et la difficulté d'exister face à Louis de Funès, Dalio se démène en arrière plan sans succès. L’œil n'est pas attiré par ce comparse, ni l'oreille et ce malgré le même accent qu'il prenait pour Les aventures de Rabbi Jacob quelques années plus tôt !

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