Pour compléter mon article sur le cinéma français et la Première Guerre Mondiale, je ne résiste pas à l'envie de vous proposer deux extraits audio de La Grande Illusion de Jean Renoir (1937), où Jean Gabin évoque par deux fois la fin de la guerre. A chaque fois, la même réponse : "Tu te fais des illusions".
Extrait audio : "La guerre sera finie avant ..."
Extrait audio : "... en espérant que c'est la dernière !"
dimanche 11 novembre 2012
Le cinéma français dans les tranchées !
C'est probablement mon côté historien qui ressort, mais en ce 11 novembre, je ne peux m'empêcher de consacrer un petit article à une page importante du XXe siècle, la Première Guerre Mondiale. Peu de films français ont été réalisés sur le sujet et il faut revoir des films américains ou britanniques importants pour s'en rendre compte encore plus : Sergent York, Lawrence d'Arabie, Les sentiers de la gloire, A l'Ouest rien de nouveau, L'adieu aux armes. Le cinéma français s'en est emparé réellement qu'assez tardivement, avec deux excellents films de Bertrand Tavernier, La vie et rien d'autre et Capitaine Conan, ou plus récemment avec Un long dimanche fiançailles, La chambre des officiers ou Joyeux Noël.
Le cinéma français qui nous intéresse principalement sur ce blog s'y est peut-être moins penché, encore que. En 1919, Abel Gance réalise J'accuse, un long film muet pacifiste auquel il donnera un remake avant le début de Seconde Guerre Mondiale. Dès 1928, dix ans après la fin du conflit, Léon Poirier met en scène ce qu'on appellerait aujourd'hui un docu-fiction, sur les lieux même de la bataille la plus meurtrière de la Première Guerre Mondiale. Verdun, vision d'Histoire relate l'histoire de la bataille avec de réels survivants et quelques acteurs, dont Albert Préjean. Les années 1930 sont plus fleurissantes : Raymond Bernard réalise en 1932 Les Croix de bois, d'après le roman de Roland Dorgelès, avec Pierre Blanchar, Gabriel Gabrio, Charles Vanel et Pierre Labry, puis, en 1939, Les Otages, une histoire d'amour se déroulant en 1914 dans la Marne, avec Saturnin Fabre, Pierre Larquey et Fernard Charpin. Toujours sur le front, évoquons aussi L'équipage (1935), de Anatole Litvak avec Charles Vanel et Annabella. Jean Renoir évoque aussi la Première Guerre Mondiale, en toile de fond de son chef d'oeuvre, La Grande Illusion (1937) pour se rappeler avec nostalgie que l'on évoquait à la fin des années 1910 la "der des der".
Les années d'après guerre sont marquées par le traumatisme de l'Occupation et de nombreux films sont consacrés à ces heures sombres. La Première Guerre Mondiale, déjà lointaine, n'est plus vraiment exploitée qu'en toile de fond de plusieurs films : Le diable au corps de Claude Autant-Lara (1947), Jules et Jim de François Truffaut (1962). En 1965, Georges Franju adapte le roman de Jean Cocteau, Thomas l'imposteur, mettant en scène un personnage qui se fait passer pour un aristocrate.
Les années 1970 font suite aux décolonisations et se veulent pacifistes, antimilitaristes. On retrouve un très bon film de Jean-Jacques Annaud sur une vision de la Première Guerre Mondiale ... en Afrique. La victoire en chantant met, en effet, en scène des français et des allemands aux colonies qui s'affrontent dès lors qu'ils apprennent que leurs pays se font la guerre. Une curiosité à redécouvrir, qui fut d'ailleurs récompensée par l'Oscar du meilleur film étranger !
Le cinéma français qui nous intéresse principalement sur ce blog s'y est peut-être moins penché, encore que. En 1919, Abel Gance réalise J'accuse, un long film muet pacifiste auquel il donnera un remake avant le début de Seconde Guerre Mondiale. Dès 1928, dix ans après la fin du conflit, Léon Poirier met en scène ce qu'on appellerait aujourd'hui un docu-fiction, sur les lieux même de la bataille la plus meurtrière de la Première Guerre Mondiale. Verdun, vision d'Histoire relate l'histoire de la bataille avec de réels survivants et quelques acteurs, dont Albert Préjean. Les années 1930 sont plus fleurissantes : Raymond Bernard réalise en 1932 Les Croix de bois, d'après le roman de Roland Dorgelès, avec Pierre Blanchar, Gabriel Gabrio, Charles Vanel et Pierre Labry, puis, en 1939, Les Otages, une histoire d'amour se déroulant en 1914 dans la Marne, avec Saturnin Fabre, Pierre Larquey et Fernard Charpin. Toujours sur le front, évoquons aussi L'équipage (1935), de Anatole Litvak avec Charles Vanel et Annabella. Jean Renoir évoque aussi la Première Guerre Mondiale, en toile de fond de son chef d'oeuvre, La Grande Illusion (1937) pour se rappeler avec nostalgie que l'on évoquait à la fin des années 1910 la "der des der".
Les années d'après guerre sont marquées par le traumatisme de l'Occupation et de nombreux films sont consacrés à ces heures sombres. La Première Guerre Mondiale, déjà lointaine, n'est plus vraiment exploitée qu'en toile de fond de plusieurs films : Le diable au corps de Claude Autant-Lara (1947), Jules et Jim de François Truffaut (1962). En 1965, Georges Franju adapte le roman de Jean Cocteau, Thomas l'imposteur, mettant en scène un personnage qui se fait passer pour un aristocrate.
Les années 1970 font suite aux décolonisations et se veulent pacifistes, antimilitaristes. On retrouve un très bon film de Jean-Jacques Annaud sur une vision de la Première Guerre Mondiale ... en Afrique. La victoire en chantant met, en effet, en scène des français et des allemands aux colonies qui s'affrontent dès lors qu'ils apprennent que leurs pays se font la guerre. Une curiosité à redécouvrir, qui fut d'ailleurs récompensée par l'Oscar du meilleur film étranger !
samedi 10 novembre 2012
"LA TABLE-AUX-CREVÉS" (de Henri Verneuil, 1951)
En quelques mots : Urbain Coindet (Fernandel), modeste paysan du petit village provençal de Cantagrel, retrouve sa femme pendue lorsqu'il revient d'une foire. Sa belle-famille fait vite courir le bruit qu'il serait l'assassin de leur fille et celui qui a donné Frédéric Gari aux gendarmes, pour contrebande de tabac. Trois mois plus tard, lorsque celui-ci sort de prison, décidé à se venger, il apprend avec stupeur que Coindet convoite sa sœur !
Henri Verneuil avait déjà rencontré Fernandel en 1947 pour un court-métrage provençal intitulé Escale au soleil, mais La Table-aux-crevés est son premier long-métrage et le début d'une longue collaboration avec l'acteur marseillais. Adaptée de Marcel Aymé, cette histoire très sombre sur les mœurs archaïques d'un petit village du Midi nous offre une sublime première partie, où chaque scène mériterait d'être redécouverte pour son humour noir et ses dialogues emprunts d'un réalisme que l'on a bien du mal à concevoir aujourd'hui. Ainsi de Fernandel qui rentre dans sa maison avec son cheval, découvre sa femme pendue et s'exclame : "Mais il boite ce cheval !" puis, alors que son ami le maire (incarné par l'excellent Fernand Sardou) tente de le réconforter, laisse échapper "Je n'aurais jamais cru que la suspension de faïence serait aussi solide." Les états d'âme sont bien rares dans cette œuvre où les personnages du village, bien que se connaissant tous, se déchirent pour des réputations (superbe séquence avec les femmes du village et le curé) et sont encore marqués par les années sombres de la guerre, qui ont entérinées les divisions politiques et les rancœurs de ceux qui s'y sont plus ou moins bien adapté (un homme, surnommé "le cocu" est devenu père alors qu'il était au front, et doit vivre avec cette honte en permanence).
Le film montre aussi le mépris des habitants de "la ville" pour les paysans qui passaient leurs vies dans le même village et est l'occasion d'une très belle scène où Fernandel s'énerve seul contre la pluie qui l'empêche de sortir et l'oblige à contempler des immeubles avec des dizaines de fenêtres et de barreaux. Si le film peut être une ode à la nature, il rappelle qu'elle n'en est pas moins dangereuse à vivre au quotidien. La Table-aux-crevés évoque aussi à plusieurs reprises la religion, attaquée d'abord puis présentée avec lucidité dans un très joli discours de René Génin. Plus qu'une comédie grinçante, la première partie montre avant tout un reflet de la société rurale des années 1950.
Hélas, la seconde partie souffre de se perdre un peu dans une aventure sentimentale plus classique, entre deux êtres qui s'aiment (Fernandel et la touchante Maria Mauban) mais qui ne peuvent se marier puisque les familles ne s'entendent pas. Pourtant, on y voit les prémices de l'évolution d'une société qui se libéralise, la perte de certaines valeurs que l'on se confesse pourtant de vouloir observer. Ainsi Fernandel et sa fiancée couchent ensemble avant d'être mariés, Maria Mauban se révolte un peu contre l'autorité paternelle.
Si la fin se veut rassurante et plus légère, avec l'intervention toujours efficace de Édouard Delmont, elle ne va pas de soi. Cette société normée et sclérosée est étouffante pour ceux qui y vivent et on regrette presque qu'un coup de fusil ne vienne pas chambouler tout ce village d'individus peu appréciables, pétris de valeurs traditionnelles qui n'évoluent pas. Reste un très bon film réalisé avec soin par le jeune Henri Verneuil, souvent très drôle, parfois touchant, qui offre à Fernandel une excellente composition, authentique et éloignée des cabotinages qui firent sa gloire.
vendredi 9 novembre 2012
Patrick Préjean accepte d'être le parrain du blog !
De Albert Préjean, qui débuta véritablement sa carrière dans les années 1920, à son fils Patrick qui n'a pas arrêté de tourner depuis le milieu des années 1960, c'est près de neuf décennies de cinéma français qui s'étalent devant nous, parsemées de tous les genres, de toutes les vedettes, des périodes les plus sombres aux plus légères, avec une constante envie de rendre heureux ce public qui se déplace dans les salles. J'ai souvent évoqué dans des articles de ce blog (et dans un avant-propos) ma volonté de ne pas rendre élitiste un cinéma qui est avant tout populaire, par des jugements surannés et une distance que l'on retrouvent facilement chez certains critiques d'hier et d'aujourd'hui. J'aime à vous proposer de redécouvrir un classique intemporel comme Le quai des brumes (1938) et évoquer le lendemain un nanar comme A pied, à cheval et en spoutnik (1958) ou un brûlot engagé, à l'image de Avoir 20 ans dans les Aurès (1972). Ni les acteurs, ni les films, ni les techniciens ne sont hiérarchisés de quelque sorte dès l'instant qu'ils œuvrent à un seul dessein, celui-là même pour lequel vous êtes probablement arrivé ici, une passion pour le cinéma.
Avec Albert et Patrick Préjean, j'ai l'impression de voir une représentation de ce que je décris, une succession de films, deux carrières différentes et pourtant réunies dans un même partage d'émotions et de sentiments sur nos écrans. Albert Préjean débuta au cinéma presque par hasard et fut une idole dans des films dramatiques ou comiques - même dans la comédie musicale (La crise est finie, 1934) - changeant de registre au gré des propositions, tout comme son fils Patrick, un jour contemporain de l'an II, le lendemain gendarme à Saint-Tropez.
Oui, demander à Patrick Préjean d'être parrain de ce blog est une évidence. La continuité familiale et artistique représentent un peu la mémoire, qui fait parfois défaut aux chaines de télévision qui ne programment plus, ou tard ou en guise d'hommage, les films de notre patrimoine et que je me propose modestement, avec d'autres blogs, de faire (re)découvrir ici ; sa carrière riche et généreuse est à l'image de ce qu'est véritablement le cinéma, un art de divertissement, une transmission d'émotions durables.
Je tiens à remercier ici chaleureusement Patrick Préjean qui a bien voulu, avec la grande gentillesse qui le caractérise, devenir le parrain de ce blog. C'est une très grande fierté pour moi.
mardi 6 novembre 2012
Bon anniversaire à ... Michel Bouquet (1925-...)
On en parle avec beaucoup de respect aujourd'hui de Michel Bouquet. A presque 90 ans, on le retrouve toujours sur les planches, même si ce n'est pas toujours pour les bonnes raisons (il avait déclarer continuer à travailler, parfois avec peine, car il n'avait pas d'argent) et de temps à autre au cinéma. Le promeneur du Champs-de-Mars (2004) était une formidable composition et le film ne reposait que sur ses épaules. Pour son anniversaire, et par plaisir personnel, je me permets de vous proposer une photo du film Pattes Blanches (1949), un de ses premiers rôles au cinéma. Et à qui appartient cette jolie main sur son épaule ? A Suzy Delair !
Né le 6 novembre 1925 à Paris, Michel Bouquet fête aujourd'hui ses 87 ans !
"L'ASSASSINAT DU PÈRE NOËL" (de Christian-Jaque, 1941)
En quelques mots : Dans un paisible petit village de Savoie, à Noël. Le curé installe comme tous les ans à la vénération des fidèles un précieux anneau en or, le jour même ou le baron Roland s'en revient dans son château, après 10 ans d'absence. Un vieux fabriquant de mappemondes, Cornusse, s'apprête à endosser une fois de plus le costume du Père Noël. Mais après la messe traditionnelle, l'anneau disparait et le Père Noël est retrouvé mort dans la montagne.
L'assassinat du Père Noël est la première production de la Continental-Films, créée en 1940 par Joseph Goebbels et dirigée par Alfred Greven. Avec des moyens importants et un très beau casting, le réalisateur Christian-Jaque s’attèle à filmer un scénario écrit et dialogué par Charles Spaak, avec beaucoup d'efficacité et une superbe photographie de Armand Thirard.
Le film met pourtant du temps à commencer et installe doucement ses personnages : Robert Le Vigan en instituteur romantique, Harry Baur en fabriquant de mappemondes rêveur et conteur - qui se déguise en Père Noël tous les ans et fait le tour des maisons de son village -, Renée Faure en adolescente rêveuse, extrêmement belle et fragile, Jean Brochard en pharmacien inquiétant et Raymond Rouleau en châtelain lépreux. Il y a une drôle d'ambiance dans ce petit village coupé du monde, entre une pauvre folle qui cherche son chat (la mère Michelle), des enfants qui cherchent le Père Noël et les autres qui cherchent l'amour.
Le petit village de montagne est ainsi présenté comme une représentation miniature de la société, comme souvent dans les "films chorals", microcosme de caractères et de sentiments variés où l'on retrouve le jeune fougueux, le vieux sage, la représentation de l'autorité (le maire, très bon Fernand Ledoux) ou la bonhomie à la française, finalement rassurante (ici campée par deux joueurs de belote que rien ne détourne de leur jeu). Filmé comme un conte, L'assassinat du père Noël prend des dimensions autres puisque tourné au début de l'Occupation. Ainsi le méchant, fourbe et hautain, est démasqué mais à l'extérieur du village, hors même du champs d'action de la caméra, et le gentil petit blessé, peut-être une métaphore de la France à genoux mais pas morte, retrouve le sourire devant la mobilisation de la communauté en sa faveur.
Certes, on se plaît toujours à vouloir analyser quand il n'y a pas besoin de le faire, et nul doute que les motivations du scénariste et du metteur en scène étaient de divertir avant tout le spectateur, en lui offrant un charmant conte de Noël avec quelques grands acteurs populaires. Force est de reconnaître que l'objectif est largement atteint, l'humanité de Harry Baur (qui doit attendre un certain temps pour avoir de bonnes scènes) et le jeu spontané des enfants y étant pour beaucoup.
A noter un petit rôle très amusant de Bernard Blier (non crédité au générique !) qui incarne un gendarme pas si idiot que le maire a bien voulu nous le faire croire.
L'assassinat du Père Noël est la première production de la Continental-Films, créée en 1940 par Joseph Goebbels et dirigée par Alfred Greven. Avec des moyens importants et un très beau casting, le réalisateur Christian-Jaque s’attèle à filmer un scénario écrit et dialogué par Charles Spaak, avec beaucoup d'efficacité et une superbe photographie de Armand Thirard.
Le film met pourtant du temps à commencer et installe doucement ses personnages : Robert Le Vigan en instituteur romantique, Harry Baur en fabriquant de mappemondes rêveur et conteur - qui se déguise en Père Noël tous les ans et fait le tour des maisons de son village -, Renée Faure en adolescente rêveuse, extrêmement belle et fragile, Jean Brochard en pharmacien inquiétant et Raymond Rouleau en châtelain lépreux. Il y a une drôle d'ambiance dans ce petit village coupé du monde, entre une pauvre folle qui cherche son chat (la mère Michelle), des enfants qui cherchent le Père Noël et les autres qui cherchent l'amour.
Le petit village de montagne est ainsi présenté comme une représentation miniature de la société, comme souvent dans les "films chorals", microcosme de caractères et de sentiments variés où l'on retrouve le jeune fougueux, le vieux sage, la représentation de l'autorité (le maire, très bon Fernand Ledoux) ou la bonhomie à la française, finalement rassurante (ici campée par deux joueurs de belote que rien ne détourne de leur jeu). Filmé comme un conte, L'assassinat du père Noël prend des dimensions autres puisque tourné au début de l'Occupation. Ainsi le méchant, fourbe et hautain, est démasqué mais à l'extérieur du village, hors même du champs d'action de la caméra, et le gentil petit blessé, peut-être une métaphore de la France à genoux mais pas morte, retrouve le sourire devant la mobilisation de la communauté en sa faveur.
Certes, on se plaît toujours à vouloir analyser quand il n'y a pas besoin de le faire, et nul doute que les motivations du scénariste et du metteur en scène étaient de divertir avant tout le spectateur, en lui offrant un charmant conte de Noël avec quelques grands acteurs populaires. Force est de reconnaître que l'objectif est largement atteint, l'humanité de Harry Baur (qui doit attendre un certain temps pour avoir de bonnes scènes) et le jeu spontané des enfants y étant pour beaucoup.
A noter un petit rôle très amusant de Bernard Blier (non crédité au générique !) qui incarne un gendarme pas si idiot que le maire a bien voulu nous le faire croire.
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lundi 5 novembre 2012
Quelques sorties : Max, Jean, Brigitte et les autres ...
Mon article sur Jeux interdits (1952) avait dû passer assez inaperçu puisqu'il n'a pas suscité d'indignations. Je me posais en effet la question de savoir si le film de René Clément était véritablement un chef d'oeuvre, ce dont je me permettais de douter, sans remettre en cause de très grandes qualités.
Toujours est-il que pour les amateurs sûrement nombreux du film, bonne nouvelle puisque StudioCanal annonce sa sortie en Blu-ray. L'édition DVD n'était déjà pas trop mauvaise, gageons que ça sera encore meilleur. Les Années Laser sont assez élogieux sur la restauration image et son du film, même si ils déplorent quelques absences de bonus présents sur l'édition DVD.
Toujours en Blu-ray chez StudioCanal, une très belle restauration du classique de Claude Sautet, César et Rosalie (1972) avec Yves Montand et Romy Schneider. Et puis allez, même si on sort un peu de notre période, signalons la sortie de la comédie de Gérard Oury, L'as des as (1982), avec l'inoubliable Jean-Paul Belmondo en haute définition ! Pour le coup, je ne m'en lasserai jamais et, au passage, je préfère la musique de Vladimir Cosma aux épouvantables accords de guitare de Jeux interdits.
Chez Gaumont, la collection à la demande s'étoffe encore un peu plus, pour notre plus grand bonheur. Signalons la sortie de Ophélia (1962) de Claude Chabrol (dans une copie apparemment assez sale), Le Bled (1929) de Jean Renoir, film de commande censé commémorer le centenaire de l'Algérie Française (dont l'aventure avait commencée en 1830 avec la prise d'Alger par les troupes de Charles X). Le DVD semble assez regardable malgré les imperfections du temps.
Je l'avais déjà évoqué pour un coffret dans un précédent article, Gaumont ressort dans cette même collection Atoll K (1951) de Léo Joannon, avec Suzy Delair face à Laurel et Hardy !
On ne parle pas assez de Max Linder, et ce blog n'échappe pas à cette triste règle. Alors je me rattrape comme je peux en évoquant ici la sortie d'un très beau coffret chez StudioCanal, en Blu-ray ! Celui dont Charles Chaplin disait qu'il était son "maître", qu'il avait "révélé le sens du comique" s'est suicidé en 1925 au fait de sa gloire, après avoir assassiné sa femme. Heureusement ses films restent et il est probable que ce très beau coffret soit pour les cinéphiles une très bonne occasion de les (re)découvrir.
Toujours est-il que pour les amateurs sûrement nombreux du film, bonne nouvelle puisque StudioCanal annonce sa sortie en Blu-ray. L'édition DVD n'était déjà pas trop mauvaise, gageons que ça sera encore meilleur. Les Années Laser sont assez élogieux sur la restauration image et son du film, même si ils déplorent quelques absences de bonus présents sur l'édition DVD.
Toujours en Blu-ray chez StudioCanal, une très belle restauration du classique de Claude Sautet, César et Rosalie (1972) avec Yves Montand et Romy Schneider. Et puis allez, même si on sort un peu de notre période, signalons la sortie de la comédie de Gérard Oury, L'as des as (1982), avec l'inoubliable Jean-Paul Belmondo en haute définition ! Pour le coup, je ne m'en lasserai jamais et, au passage, je préfère la musique de Vladimir Cosma aux épouvantables accords de guitare de Jeux interdits.
Chez Gaumont, la collection à la demande s'étoffe encore un peu plus, pour notre plus grand bonheur. Signalons la sortie de Ophélia (1962) de Claude Chabrol (dans une copie apparemment assez sale), Le Bled (1929) de Jean Renoir, film de commande censé commémorer le centenaire de l'Algérie Française (dont l'aventure avait commencée en 1830 avec la prise d'Alger par les troupes de Charles X). Le DVD semble assez regardable malgré les imperfections du temps.
Je l'avais déjà évoqué pour un coffret dans un précédent article, Gaumont ressort dans cette même collection Atoll K (1951) de Léo Joannon, avec Suzy Delair face à Laurel et Hardy !
On ne parle pas assez de Max Linder, et ce blog n'échappe pas à cette triste règle. Alors je me rattrape comme je peux en évoquant ici la sortie d'un très beau coffret chez StudioCanal, en Blu-ray ! Celui dont Charles Chaplin disait qu'il était son "maître", qu'il avait "révélé le sens du comique" s'est suicidé en 1925 au fait de sa gloire, après avoir assassiné sa femme. Heureusement ses films restent et il est probable que ce très beau coffret soit pour les cinéphiles une très bonne occasion de les (re)découvrir.
dimanche 4 novembre 2012
Bon anniversaire à ... Marlène Jobert (1943-...)
La belle Marlène Jobert est probablement l'une des premières actrices que j'ai adoré quand j'étais jeune, peut-être parce qu'elle n'avait pas un physique habituel ou parce que j'étais impressionné par son jeu naturel, dans Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, Les mariés de l'an II ou Alexandre le Bienheureux. Par la suite, j'ai pu découvrir d'autres films plus dramatiques, plus forts encore, que j'évoquerai sur ce blog.
Née le 4 novembre 1943 à Alger, Marlène Jobert fête aujourd'hui ses 69 ans !
samedi 3 novembre 2012
Bon anniversaire à ... Raymond Bussières (1907-1982)
Un acteur très apprécié sur le blog de l'âge d'or du cinéma français, le talentueux Raymond Bussières a joué dans une centaine de films et téléfilms, dont certains sont restés dans les mémoires, à commencer par L'assassin habite au 21 de Clouzot, où sa petite chansonnette contre les gendarmes marque encore !
Les hasards du cinéma sont souvent amusants : pour illustrer cet article, voici une photo de L'aile ou la cuisse (1976) où Raymond Bussières incarne un second rôle de chauffeur auprès de la grande star du cinéma français comique qu'était Louis de Funès. Quelques années plus tôt, Bussières était la vedette et Funès un petit second rôle prometteur (Mon frangin du Sénégal ...) !
Les hasards du cinéma sont souvent amusants : pour illustrer cet article, voici une photo de L'aile ou la cuisse (1976) où Raymond Bussières incarne un second rôle de chauffeur auprès de la grande star du cinéma français comique qu'était Louis de Funès. Quelques années plus tôt, Bussières était la vedette et Funès un petit second rôle prometteur (Mon frangin du Sénégal ...) !
Né le 3 novembre 1907, Raymond Bussières aurait fêté aujourd'hui ses 105 ans !
vendredi 2 novembre 2012
Bon anniversaire à ... Gérard Barray (1931-...)
N'ayons pas peur des mots, comme il y a rivalité entre Charles Chaplin et Buster Keaton dans le cinéma comique muet américain, il y a deux écoles dans le Cape et épée à la française : les fans de Jean Marais, l'idole et les fans de Gérard Barray, l'outsider, sorte de Stewart Granger français. Et la comparaison est intéressante (je me jette des fleurs ce soir) car les deux ont interprété avec talent le classique Scaramouche. Gérard Barray est également célèbre pour une adaptation du Capitaine Fracasse, du Chevalier de Pardaillan, des Trois mousquetaires et de la vie du corsaire Surcouf (film que je cherche à voir depuis des années, dont on m'a dit du bien).
Gérard Barray est né le 2 novembre 1931 à Toulouse, il fête aujourd'hui ses 81 ans !
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