Avant-propos


Ce blog, et son titre - un rien pompeux et tape à l’œil -, sont subjectifs, comme toujours dès lors qu'il s'agit de critiquer des films, des carrières ou une actualité. De fait, l'âge d'or du cinéma français n'est qu'une formule pratique que je m'accorde pour désigner le cinéma d'hier, le "cinéma de papa", voire, puisque nous sommes déjà en 2012 et que je n'ai qu'une vingtaine d'années, de grand-papa. Il n'est donc aucunement question de se restreindre dans le temps, sinon des années 1920 (les premiers grands films et l'apparition des vedettes) à la fin des années 1970, qui entament une nouvelle ère, soit environ cinquante années de cinéma, représentatives de la qualité de 7ème art français.

L'intérêt que j'y trouve est de faire partager ma passion pour le cinéma, plus particulièrement hexagonal, dans un blog de critiques, d'actualités, de découvertes, de transmission, d'échanges. J'aimerais ne pas me limiter à accumuler les poncifs sur des films majeurs, où tout a déjà été dit, en mieux, mais au contraire à évoquer des œuvres plus rares, oubliées ou méconnues, au gré de mes envies. J'aimerais ne pas sombrer perpétuellement dans la mélancolie des grandes vedettes que tout le monde a en mémoire, mais aussi parler des metteurs en scène les moins populaires, faire se côtoyer en d'autres lieux qu'un hypothétique paradis des réalisateurs majeurs et les responsables des pires nanars.

Je ne pense pas être élitiste - peut-être parfois borné sur mes positions. Ainsi, je n'accorde que rarement la primauté du talent ou des genres, et j'ai dans l'idée de faire de ce blog un endroit où j'évoquerai à loisir, et en toute liberté, des vedettes inoubliables, des acteurs populaires et des malchanceux qui n'eurent pas la chance de se voir offrir la grande carrière dont tout le monde rêverait.

Et si je m'égare un jour de cette ligne de conduite, je suis certain qu'un cinéphile passionné me fera reprendre un peu de hauteur, et par là même, un peu de modestie qui sied si bien à qui veut partager ses connaissances et ses passions.

JM, 29 juillet 2012

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L'acteur Patrick Préjean est parrain du blog depuis Novembre 2012

C'était une évidence. Quand j'ai entrepris la lecture de l'ouvrage Albert Préjean par son fils Patrick, j'ai vite caressé l'idée que celui-ci devienne le parrain de ce blog consacré à l'âge d'or du cinéma français. Dans la droite lignée de son père, star des années 1930 et 1940, célèbre pour ses collaborations avec René Clair (Sous les toits de Paris), Marcel Carné (Jenny), Robert Siodmark (Mollenard), Albert Valentin (La vie de plaisir), Maurice Tourneur (Cécile est morte) ou Richard Pottier (Picpus), et de Lysiane Rey, sa mère actrice, Patrick Préjean s'est retrouvé à donner la réplique aux plus grands, Bourvil, Louis de Funès, David Niven, Jean-Paul Belmondo, Robert Hirsch ou Terry-Thomas, alternant succès au cinéma et au théâtre.

De Albert Préjean, qui débuta véritablement sa carrière dans les années 1920, à son fils Patrick qui n'a pas arrêté de tourner depuis le milieu des années 1960, c'est près de neuf décennies de cinéma français qui s'étalent devant nous, parsemées de tous les genres, de toutes les vedettes, des périodes les plus sombres aux plus légères, avec une constante envie de rendre heureux ce public qui se déplace dans les salles. J'ai souvent évoqué dans des articles de ce blog (et dans un avant-propos) ma volonté de ne pas rendre élitiste un cinéma qui est avant tout populaire, par des jugements surannés et une distance que l'on retrouvent facilement chez certains critiques d'hier et d'aujourd'hui. J'aime à vous proposer de redécouvrir un classique intemporel comme Le quai des brumes (1938) et évoquer le lendemain un nanar comme A pied, à cheval et en spoutnik (1958) ou un brûlot engagé, à l'image de Avoir 20 ans dans les Aurès (1972). Ni les acteurs, ni les films, ni les techniciens ne sont hiérarchisés de quelque sorte dès l'instant qu'ils œuvrent à un seul dessein, celui-là même pour lequel vous êtes probablement arrivé ici, une passion pour le cinéma.

Avec Albert et Patrick Préjean, j'ai l'impression de voir une représentation de ce que je décris, une succession de films, deux carrières différentes et pourtant réunies dans un même partage d'émotions et de sentiments sur nos écrans. Albert Préjean débuta au cinéma presque par hasard et fut une idole dans des films dramatiques ou comiques - même dans la comédie musicale (La crise est finie, 1934) - changeant de registre au gré des propositions, tout comme son fils Patrick, un jour contemporain de l'an II, le lendemain gendarme à Saint-Tropez.

Oui, demander à Patrick Préjean d'être parrain de ce blog est une évidence. La continuité familiale et artistique représentent un peu la mémoire, qui fait parfois défaut aux chaines de télévision qui ne programment plus, ou tard ou en guise d'hommage, les films de notre patrimoine et que je me propose modestement, avec d'autres blogs, de faire (re)découvrir ici ; sa carrière riche et généreuse est à l'image de ce qu'est véritablement le cinéma, un art de divertissement, une transmission d'émotions durables.

Je tiens à remercier ici chaleureusement Patrick Préjean qui a bien voulu, avec la grande gentillesse qui le caractérise, devenir le parrain de ce blog. C'est une très grande fierté pour moi.

1 commentaire:

Al Capitaine a dit…

Que de références ciné dans ce blog ! Merci de vous passionner pour notre si bon et si riche cinéma français!

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